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Publié par CRISTOL DENIS

Nous pouvons imaginer innover en formation en combinant plusieurs ingrédients : des technologies, des lieux, des personnes et des logiques différentes.

Des technologies pour la formation

Parmi les technologies nous pourrions imaginer utiliser des puces RFID, par exemple pour adresser directement à un stagiaire les infos pratiques sur le centre de formation, ou encore indiquer des cours disponibles, envoyer un signal sur un portable, ou reconnaître des accès à des supports pédagogiques, tracer une idée twittée, une évaluation, intégrer une puce à un tableau numérique qui communique avec les apprenants ou encore faciliter la reconnaissance des membres d’un groupe, ou suivre les interactions. Il serait aussi possible d’imaginer des applications pédagogiques pour des micro-caméras embarquées, afin de suivre des expériences de formateurs ou d’apprenants imaginer un coaching à distance ou l’appui d’un professeur en situation. Les téléphones intelligents pourraient être utilisés en réseau pour imaginer des situations de réalités augmentées, des accès distants des mobilisations d’information en temps réel en situation de travail ou lors de temps de transport. Les réseaux de savoir pourraient être mieux connectés : n’importe quand, n’importe où, quand chacun en a besoin. C’est l’idée à poursuivre de mobiMOOC.

Des lieux et des logiques sociales différentes

Les lieux aussi lorsqu’ils portent des logiques sociales différenciés deviennent actifs dans les apprentissages. Les Fab Lab peuvent être des lieux d’apprentissage d’une accélération du cycle essai-erreur, mais peuvent aussi devenir des lieux de micro-industrialisation porteurs de valeurs ajoutée, de découverte de ses propres motivations. Les tiers-lieux peuvent être organisés pour hybrider les situations de travail et les espaces collectifs. Le coworking se développe il autorise de la sérendipité par la rencontre de professionnels qualifiés qui viennent chercher un espace où se réunir et partager des compétences et élaborer des missions. Les labs « mind-lab », « MediaLab », « InfoLab » constituent déjà des expérimentations de regroupement de logique pour façonner des idées, des projets, des politiques publiques. Les centres de ressources numériques vont au-delà du simple accès à des connaissances, ils s’inscrivent dans une mise à disposition de service, propice au projet de concevoir, de se mobiliser sur des actions concrètes. Les Espaces Publics Numériques permettent de faciliter les accès aux usages numériques. Les incubateurs d’entreprises soutiennent les projets et encadrent les prises de risque. Tous ces espaces sont autant d’écosystème d’apprentissage qui se pensent comme des lieux de vie. Ils vont bien au-delà de la transmission de savoir chaud (salle de formation), ou de savoir froid (musée), ils sont des lieux de préparation du futur, de lieux d’innovation sociale et organisationnelle.

Des façons de penser mélangées

Et si en plus de mélanger des technologies, des lieux on associait des personnes aux idées différentes on pourrait sans nul doute créer de nouvelles perspectives pédagogiques. Des ingénieurs, des philosophes, des pédagogues, des designers, des facilitateurs graphiques pourraient confondre leurs idées pour faire émerger et fabriquer des choses qui n’existent pas. Des chercheurs des hommes et des femmes engagées dans l’action publique rappelleraient le besoin de chose publique, des experts du marketing et de la communication aideraient à repérer l’acceptabilité sociale des idées.

Le dossier à suivre met en avant quelques technologies utilisables aujourd'hui.

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