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Publié par CRISTOL DENIS

Cette séquence repart de l'idée de Schumpeter et de son cycle destruction-création de valeurs. Elle nous met en garde sur les innovations qui peuvent être :

- trop décalées

- socialement inutiles

- centrées sur le seul innovateur

- techniquement inefficaces

- couteuses

Elle développe le point de vue de l'utilisateur au service duquel se place le formateur-bricoleur. Elle tempère le "génie créateur" en valorisant le réemploi, les ajustements qui se font grâce à la résistance du réel : l'intelligence qui bricole le monde. Un peu à la façon de la main de l'artisan dans son atelier que nous décrit le sociologue Thomas Sennet dans son ouvrage Together. C'est la matière qui guide l’œuvre plus que le cerveau.

L'innovation en pédagogie ressort comme un cycle essai-erreur ou comme une danse entre formateurs et apprenants qui explorent ensemble des idées, des processus, des exercices des façons de faire.

Le dossier joint donne des exemples d'innovations collectées et mises en valeur par le GARF.

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Christian MARTIN 20/01/2014 11:57

Encore merci pour ces vidéos et le document attaché, l'étude du Garf qui donne du grain à moudre. Très dense. J'en extrait ci-après un point de vue que je ne partage pas. Ce qui fait écho à ce que vous appelez "le bricolage".
L'extrait :
Sortir de l'ingénierie pour entrer dans l'artisanat pédagogique, faire rentre l'imprévu dans la pédagogie. L'imprévu, c'est être capable de s'adapter dans l'instantanéité. Le pédagogue doit faire preuve de sensibilité, de subtilité et d'intelligence de l'improvisateur, une poésie pédagogique. Etre capable de produire, de composer avec les moyens du moment pour conduire l'apprenant. Savoir écouter, capter le moment, s'adapter, une mobilité intellectuelle, attentionnelle, émotionnelle pour mobiliser les apprenants vers le but prédéterminé.

Mon commentaire

Mais, je ne pense pas qu'il faille substituer l'artisanat pédagogique à l'ingénierie pédagogique, il faut les deux. L'ingénierie c'est du design, l'artisanat c'est de la mise en oeuvre en situation. Ce qui exige de l'animateur, en effet, une grande culture et sensibilité pour s'adapter aux situations et saisir "le teachable moment". Les grands innovateurs, là je pense à Montessori, Freinet alliaient cette capacité de design et de mise en oeuvre en situation.

CRISTOL 21/01/2014 23:22

merci pour l'info

Christian MARTIN 21/01/2014 09:41

Denis, avez-vous identifié cette initiative, et qu'en pensez-vous? Il s'agit d'Innovation en matière d'éducation : un challenge ...
http://www.openeducationchallenge.eu/#!

CRISTOL 20/01/2014 21:13

Cet océan est ce qui nous fait vivre, il nous reste à apprendre (beaucoup plus facile à dire qu'à faire) à rester serein en toutes circonstances pour ne pas se laissser emporter

Christian MARTIN 20/01/2014 13:56

J'ai sous les yeux, accrochée au mur à la verticale de mon écran, une citation de Platon qui évoque ces différentes notions. Une personne très proche (Hélène) qui étudie le grec ancien me parle parfois de la mètis d'Ulysse. Le pédagogue, ingénieur pédagogique, animateur, vogue entre ces différents plans, c'est d'ailleurs ce qui rend(rait) le métier passionnant si l'océan du réel n'était pas aussi agité.

CRISTOL 20/01/2014 13:03

Platon distingue
epistemoi : les concepts, la théorie
technè : l'ingénierie, la technique, les méthodes les outils
phronésis : l'expérience du réel
mètis : la ruse en fonction des circonstances, le choix opportuniste du navigateur