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Publié par CRISTOL DENIS

L'instrumentalisation des enseignements de gestion fait passer au second plan le développement humain indispensable à l'exercice de fonctions de responsabilité. Elle obère l'intelligence sociale, émotionnelle, relationnelle en concentrant son énergie sur ce qui est visible.

Les savoirs transmis en matière de gestion, ne sont souvent qu'une forme d'instruction de techniques et d'outils limitative de la construction d'une curiosité, d'une envie d'apprendre et d'une construction de son potentiel et de ses capacités d'empathie et de cette capacité à générer cette envie chez les autres.

Il ne faut rien céder au management sur la dimension du leadership. En effet le leadership en tant qu'influence réciproque entre un manager et son collaborateur est une relation qui s'équilibre vers un objectif partagé. Quand un dirigeant refuse l'influence de son collaborateur sur lui-même il ne peut plus laisser son collaborateur s'engager de lui-même, il est réduit à le commander. Il lui fait perdre sa capacité à trouver seul du sens dans son travail. Il faut alors le motiver. C'est la litanie du "donnons leur du sens". Mon analyse est que nombre de dirigeants se coupent de leurs équipes en refusant ou en étant incapables de percevoir le rôle de l'influence de l'autre sur soi. Ils gagneraient à développer plus d'intelligence sociale, plus de capacités à reconnaître les capacités de contributions.

Du tropisme managérial et gestionnaire, il découle une fissure et une méfiance mutuelle, la construction d'un jeu à somme nulle, au cours duquel chacun garde son quant-à-soi, sans se livrer, sans offrir la possibilité de s'apprendre mutuellement les choses. Lorsque l'éducation et la formation au management renforce l'expertise technique, comportementale, métier des managers, elle ne fait qu'accroitre le rapport entre savoir et pouvoir. Plus je sais plus je peux, moins j'ai besoin de l'autre qui m'apporte peu. Par conséquent, le manager expert est piégé par sa propre expertise.

Il est urgent de faire du développement managérial un axe fort, celui-ci doit prendre la pleine mesure du sens du leadership, c'est à dire de l'apprentissage de se mettre au service des autres, et non pas de se servir des autres qui ne sont pas et ne seront jamais des objets de gestion.

Développez du leadership

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Ambre @école coaching paris 22/01/2014 16:51

Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut d'une savoir déléguer et donner des responsabilités aux autres car ils se surpasseront spontanément tandis qu'en imposant simplement des choses et donnant des ordres les collaborateurs deviennent aigri et ne sont plus impliqués dans le projet en cours. Un bon leader est apprécié de ses collaborateurs.