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Publié par CRISTOL DENIS

Il est un adage qui veut que nous ayons les collaborateurs ou les chefs que l’on mérite, c’est selon. Et si cet adage était vrai ? Et si nous étions tous un peu responsable de la situation relationnelle que nous vivons ?

Les théories du complot ou celles de la faillite des élites sont des solutions faciles pour nous dégager de toutes responsabilités à l’égard de soi, des autres et du monde. Il n’y a d’autre solution, il n’y en a absolument aucune autre de viable que d’apprendre ou réapprendre à coopérer. Pour expliquer la force de l’idée de la coopération, il est indispensable de sortir du poncif du management dit participatif promu dans les années 80. Si l’idée était généreuse, sa mise en œuvre s’est heurtée au partage réel des responsabilités, du pouvoir et des bénéfices dans les organisations. Ce que j’entends par coopération, c’est le désir de faire avec la différence qui nous entoure. Nous sommes liés aux autres que nous n’avons pas choisi nous devons interagir avec eux tout au long de notre vie que nous le voulions ou non.

Il convient de ne pas attendre des chefs qu’ils organisent pour nous la coopération, tout au plus ces derniers peuvent-ils faciliter l’ordonnancement des tâches, et les facteurs d’ambiance. Il s’agit chacun à sa place de mettre un peu son ego de côté et de tenir compte des besoins des autres quelle que soit sa fonction ou son rôle. Mais pourquoi le faire ? Tout simplement pour mieux vivre car coopérer permet de :

  • Développer les relations avec les autres et nouer de nouveaux rapports amicaux,
  • Trouver des solutions créatives,
  • Aller plus vite dans la résolution d’un problème,
  • Rompre l’isolement et partager les succès et les difficultés,
  • Apprendre en réciprocité,
  • Donner et recevoir des signaux de reconnaissances qui nourrissent l’estime de soi et le bien être au travail,

La coopération est l’enjeu actuel de notre société, c’est un levier de l’innovation pour un nouvel individualisme qui réapprend la confiance en soi (je peux être utile aux autres), la confiance en l’autre (il va accepter ce que je propose), en la société dans son ensemble (la coopération est le mode naturel de l’homme, le chacun pour soi l’exception).

Et si l’individualisme coopératif, librement choisi permettait de contrer la maladie sociale du chacun pour soi ? Et si à force de confiance, d’ouverture et d’inclusion les collectifs devenaient de véritables lieux d’épanouissement personnel et professionnel ?

La coopération c’est maintenant, mais pas pour tout le monde pareil

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