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Publié par CRISTOL DENIS

Et si l'on ne se comprenait plus dans les organisations de travail parce que plus personne ne parle la même langue? Et si nos organisations étaient devenues d'immenses tours de Babel fonctionnant en silo sans canal d'échange? Et si nos façons même de communiquer divergeaient?

Les dirigeants d'après guerre étaient sélectionnés sur leur maitrise du latin et parfois du grec, ces langues mortes triaient les futures élites. Ceux qui les avaient fréquentés pouvaient tremper leurs références dans l'humanité héroïque des divinités grecques et latines, des images et des pensées sociales d'un monde idéalisé. Celui d'une élite libre régnant sur leurs colonies et leurs peuples, arasant leur histoire et leur civilisation. Avec les 30 glorieuses, les contacts internationaux se sont accrus. Les grandes entreprises sont devenues des multinationales, émargeant sur tous les continents, devenant plus riches que des états. La langue du vainqueur de la deuxième guerre mondiale s'est emparée des esprits des commerçants et des chefs d'entreprise. L'anglais, son lexique, sa culture (parfois mercantile), a pénétré notre vocabulaire et nos usages sociaux. Les vieux dirigeants sont été confrontés à de plus jeunes épris de voyage et avide de réussite internationale, avec les succès et les déboires que l'on sait . Aujourd'hui, une nouvelle langue plus universelle encore se répand. C'est celle du code informatique. Elle enrichir comme les précédentes dominantes avant elle, ceux qui en maitrisent la syntaxe. Elle s'invite partout ou le numérique progresse. Parfois les échanges en ligne se substituent à la relation de face à face, on se fie au respect du workflow plutôt qu'à l'émotion sur un visage. Quand les tenants d'Homère, de Shakespeare, et de Larry Page évoluent ensemble, ils n'ont plus les mêmes références. Le héro antique touche à tout, polytechnicien, le trader expert de la finance et des deals ultra rapide et le codeur qui domine les nouvelles formes d'échange ne regardent pas dans la même direction.

Il n'est pas dit que nos trois dirigeants communiquent bien et que notre tour de Babel soit un lieu d'échange.

Nous ne parlons plus le même langage

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Vincent @management de transition 18/06/2014 15:18

C'est vrai qu'aujourd'hui les sens premiers des mots ou verbes sont parfois éloignés de leurs sens premier ce qui engendre des quiproquos même en francais , et bien entendu je ne parle pas de l'anglais car chacun entend et comprends ce qu'il veut...

cristol 22/06/2014 01:01

Le globish nous perd vous avez raison