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Publié par CRISTOL DENIS

C'est bien connu pour les alcooliques, le coup d'après c'est le coup de trop. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Et si nos dirigeants souffraient de ce mal de comptoir qui les laisse divaguer tant et plus? Et si pris par l'ivresse du pouvoir ils ne s'apercevaient plus de leur propre délire. Pensez donc, lorsqu'ils ne font que guigner les résultats de la prochaine élection, ils ne sont pas avec nous ici et maintenant, lorsqu'ils visent une progression fulgurante dans leur carrière, ils négligent leurs responsabilités actuelles pour se préparer à aller toujours plus haut. Et que dire des religieux qui à force de se brancher sur l'au-delà se préoccupent peu du par-ici. Le coup d'après c'est vraiment le coup de trop, celui qui fait négliger les charges du présent, les contraintes pénibles pour porter son attention ailleurs. Les dirigeants appellent souvent "vision" ce qui n'est parfois qu'aveuglement de l'ego. Quand le quotidien, le réel s'invite, les scandales politiques, économiques, les déviances religieuses (appel à la guerre, idéologie mortifère), prennent place. Cumul des mandats, cumul des bonus, cumul des grâces et cumul des honneurs pour tous, chacun est engagé pour sa partie dans la société du stock et de sa mesure. Le coup d'après, parce que chacun compte son avantage, fait oublier les autres qui finissent un jour par pousser ces dirigeants hors du chemin. Des dirigeants qui à force de se rendre ivres de mots creux et de promesses mensongères sombrent et s'écroulent sur eux-mêmes les yeux dans les yeux.

Carrière : quand le coup d'après devient le coup de trop

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