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Publié par CRISTOL DENIS

Saviez-vous que 80% des serveurs utilisaient des logiciels libres ?[1] Comment est-il possible que la liberté ait pris les dessus sur la force des fonctions marketing de sociétés telles que Microsoft ou Google ? La réponse à cette question est liée au fonctionnement des communautés de développeurs libres. Les communautés de développeurs libres ont accompagné et accompagnent toujours aujourd’hui, la naissance de nombreux usages. Elles ont été rendu visibles en même temps qu’internet se développait. Les premiers hackers, que l’on peut décrire comme des passionnés d’informatique, se seraient regroupés autour de projets communs dans la sillicon valley. Ils communiquaient grâce au réseau Arpanet puis plus tard grâce à Internet. Les premiers projets furent les projets GNU et Linux qui ont débouché sur l’idée de « gauche d’auteur » par opposition à l’idée de « droit d’auteur » et des premiers logiciels libres (Blum 2002). Les communautés de développeurs libres illustrent parfaitement l’idée du collectif, qui, tout en produisant un projet qui le dépasse, produit aussi ses propres règles, sa propre culture et fait émerger ses propres valeurs. En France, les communautés Ubuntu et Mozilla sont particulièrement actives. Les communautés de développeurs libres sont liées au mouvement de création de logiciels libres. C’est-à-dire des logiciels basés sur des codes ouverts et connus de tous, donc modifiables et transformables à l’envie. Chacun ayant accès au code source du programme peut faire un apport et modifier les fonctions du programme. Chacun est à la fois en compétition avec les autres, mais également bénéficiaire de leur contribution. Les apports des autres développeurs minimisent l’effort à consacrer individuellement à son projet. Ces communautés s’inscrivent dans une idéologie et une éthique partagée. Himanen (2001), décrit cette éthique en contre point de l’éthique protestante : le travail est une passion, le partage est plus important que l’argent, le réseau rend la structure plate. Mais, d’autres motivations seraient décelables comme le militantisme politique, le besoin d’être reconnu au sein d’un groupe ou encore l’attrait pour la maîtrise technologique. Linux est un exemple de logiciel autour duquel s’est créée une communauté de développeurs passionnés. Si individuellement un développeur investit du temps pour le collectif, c’est que la contribution au développement du logiciel est minime par rapport aux retours à en attendre. La situation est celle d’une coopétition mélange de compétition et de coopération et débouche sur l’adoption des meilleurs idées. La conséquence en est l’innovation et l’amélioration constante du langage qui lui permet de se développer dans un environnement concurrentiel et marchand.

[1] http://news.netcraft.com/archives/2014/04/02/april-2014-web-server-survey.html

La communauté des hackers

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Game Hacking 17/06/2016 02:24

pew pew