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Publié par CRISTOL DENIS

Montréal le 3 février

Montréal le 3 février

Les grandes entreprises ont compris qu'il ne suffisait plus de former le personnel à de nouvelles techniques, ou de seulement faciliter une adaptation aux modes, produits ou organisations mais que des travailleurs qualifiés avaient de nouveaux besoins. De ce constat est née l'idée d'universités d'entreprises, plus proche des métiers, de la stratégie, du besoin d'innover sans cesse avec et pour les clients.

D'où la nécessité de faire vivre des valeurs d'entreprise fortes, capables de donner un sens durable et de porter des projets quelles que soient les intempéries. Certaines entreprises sont nées grâce à ce type de valeur. Dans cette perspective le mouvements Desjardins a développé un institut coopératif dont la mission est de porter une déontologie de défendre et propager des valeurs coopératives. Déjà pour le fondateur des caisses populaires, Alphonse Desjardins, "la coopération n'est pas une simple affaire dans le sens ordinaire de ce mot, mais elle est par dessus tout une école, un enseignement de solidarité".

Certainement, que la solidarité dans un immense pays au climat hivernal rude, comme le Canada est une seconde nature, mais, il ne suffit pas de vouloir être solidaire, il faut l'être et cela s'apprend. C'est une culture à installer. C'est tout le rôle de l'institut coopératif que de poursuivre et amplifier un idéal plus que centenaire chargée de valeurs. Comment s'y prend t-il?

Avec près de 5000 responsables de caisse, 3000 gestionnaires et 26 000 employés des caisses populaires, traitant aussi bien des marchés des particuliers comme des marchés professionnels, c'est une immense variété de situation à laquelle il s'agit de faire face pour développer des compétences.

Plusieurs stratégies d'apprentissage sont déployées pour créer des environnements d'apprentissage, que l'on peut qualifier de multimodaux:

- classes virtuelles (une interaction toutes les 3 à 4 minutes pour garder la stimulation)

- webinaires (conférence sur le web d'experts avec un temps de question réponse à la fin)

- formation en ligne (plus de 1000 formations distribuées depuis 1998, soit plus de 200 000 participants et 20% de l'offre de formation)

- communautés de pratiques

- simulations

- formations en salle sur site et par le biais des infrastructures technologiques (l'inclusion de modalités numériques et sociales dans les formations initiales visent à faire se perpétuer des habitudes de soutien collectif après)

Ces modalités se combinent en permanence avec des situations de travail. La philosophie d'apprentissage collectif promue est basée sur le partage du savoir, qui se fait de façon collaborative avec un dialogue bidirectionnel. Il y a moins des formateurs que des facilitateurs. Les apprentissages sont réalisés dans un esprit de coopération. "Les apprenants doivent sentir la différence coopérative dans chaque expérience d'apprentissage". Le savoir collectif crée une force et des compétences collectives.

Dans cet ensemble la communauté des concepteurs de formation joue un rôle de perpétuation de l'expérience coopérative. Sous le parrainage du Directeur principal de l'offre de formation aux employés et expertises virtuelles, dynamisée par deux animateurs de communauté (environ 8 jours/hommes par mois), la communauté est un ensemble humain qui partage ses savoirs, ses questions, ses expériences et qui réseaute en continue pour faire progresser le collectif.

Pour que la communauté soit bien vivante, il s'agit de combiner des apports en ligne mais également de promouvoir les rencontres informelles (learning lunch), d'encourager les managers des concepteurs à maintenir la motivation sur le partage (événements/rencontres physiques réguliers), de donner à voir les expériences vécus (colloque, visite à l'extérieur), de les encourager à co-concevoir les offres de formation, de leurs donner toutes les compétences pour qu'ils favorisent à leur tout les pratiques et l'esprit coopératif (promotion d'outils collaboratifs en ligne au sein des équipes par exemple share point), de faire évoluer à leur attention une trousse professionnelle, de documenter au fur et à mesure les nouvelles méthodes créés, de les partager en interne et aussi en externe pour s'enrichir d'apports exogènes.

La communauté est considérée comme bien vivante quand le nombre des "voireux" (les spectateurs) est faible, que les interactions sont élevées, et que le réseautage devient la solution naturelle pour faire face aux difficultés rencontrées. Le lancement de la communauté est un moment important. Il s'agit de créer rapidement un effet de levier en montrant que les personnes les plus influentes sont impliquées. Il s'agit ensuite d'être très réactif aux demandes et de solliciter des participation croisée.

Pour conclure la création d'une communauté doit répondre à deux questions clés :

Question numéro 1 : quelle est la mission de la communauté?

Question numéro 2: qu'est ce qui relie les membres ?

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