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Publié par CRISTOL DENIS

Laurence Bourgeois officie dans le monde des ressources humaines depuis plus de 15 ans. Elle nous propose de faire l’éloge de ce qui est d’habitude considéré comme néfaste à la vie d’une entreprise, la critique des collègues, de la stratégie, des clients etc. et les jeux de pouvoirs, de manipulation, de voyeurisme révélateurs d’ambition personnelle. La question qu’elle se pose sur ce « bouillonnement incessant » est de savoir si finalement il ne serait pas bon de railler, faire des bassesses, s’adonner à la méchanceté à la rumeur et à tous les petits jeux psychologiques qui déstabilisent tout le monde ? Et si cette férocité était un dérivatif à une période d’intense incertitude où les plans sociaux, pression concurrentielle, réorganisations, baisse de performance émaillent le quotidien de chacun et conduisent à trop de burn-out? Cet ouvrage identifie par le moyen d’une galerie de portraits, par la description de situations iniques, par un effort de compréhension des bénéfices individuels, la façon dont les cancanages et autres médisances contribuent à la performance de l’entreprise. L’auteur pour répondre à ces questions s’appuie sur une multitude de théories bien connues comme la théorie des jeux psychologiques issue de l’analyse transactionnelle, sur la pyramide de Maslow ou le cycle du deuil de Kubbler-Ross mais également sur d’autres théories plus en vogue. A la fin de l’ouvrage il est peu établi que la méchanceté et la critique soient un ciment du lien social, même si se retrouver ensemble pour critiquer son chef ou son voisin de bureau facilite le dialogue. La petitesse du monde organisationnel décrit, cette propension des individus à porter des masques sont par des aspects bien réels, mais à bien regarder entre le verre à moitié vide et le verre à moitié plein je préfère m’étancher avec celui-qui est à moitié plein.

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