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Publié par CRISTOL DENIS

Marie Christine a créé une vidéo pour dire pourquoi elle était intéressée à faciliter un groupe dans le processus "Apprendre ensemble". Elle pose nettement la question de la facilitation.

Cette motivation semble traverser nombre de participants du dispositif qui semblent dire que cette nouvelle compétence devient essentielle. Tout se passe comme si un besoin de se voir et d'apprendre les uns des autres prenait de l'ampleur. Hier soir j'évoquais la question avec Philippe Carré professeur de sciences de l'éducation à Paris Ouest Nanterre, fervent partisan de l'autoformation et promoteur de l'apprenance. Devant une bière et un verre de vin blanc, nous nous posions la question de savoir s'il était possible de créer des communautés d'apprentissage au sein d'institutions, ou s'il était possible de le faire en dehors d'entre elles. Par communauté, nous entendions des personnes qui se rejoignent sur des intérêts forts et durables, et pas seulement le besoin de répondre à des problèmes ponctuels tels qu'en rencontrent souvent les organisations. Il est difficile de s'assurer des ingrédients qui font qu'une communauté se crée. En effet, au delà de la déclaration du sponsor, la communauté est un vécu intime, seul les participants peuvent dire je participe d'une communauté et j'y apprend quelque chose. La communauté est une expérience à vivre plutôt qu'un protocole ou un processus bien rodé. Aussi, j'en arrivais à la conclusion que si un cadre d'action était proposé, suffisamment déformable par les participants, tout en étant suffisamment charpenté pour y trouver du sens (chacun le sien, je ne crois pas aux motivations uniques), alors peut être, éventuellement, qu'un sentiment d'appartenance peut naître et donner à chacun une place un rôle qu'il a envie d'assumer.

Et c'est là où l'expression de Marie Christine est intéressante, car lorsqu'une professionnelle de la formation, s'intéresse à la facilitation telle qu'elle l'exprime dans la vidéo, on peut imaginer qu'un mouvement de questionnement des formes traditionnelles de l'intervention ou du stage (maitre-éléve-salle-contenu-objectif- unité de lieu et de temps) est enclenché.

Apprendre ensemble regorge de maître/éléve on est dans une approche de partage, les salles sont dispersées et choisies, les contenus sont pour partie proposés pour partie à investir, les temps et les lieux sont éclatés. Pour que l'ensemble tienne que le tout et les parties communiquent, les rôles de facilitateurs de liant s'imposent. Ces nouveaux rôles étant peut être la pierre angulaire de l'intervention et de la formation demain, on comprend mieux pourquoi nombre de professionnel de la formation, du conseil, des ressources humaines s'intéressent à ce type de dispositif ouvert, et en quelque sorte à construire soi-même...

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