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Publié par CRISTOL DENIS

Magnifiques Article et Photo d'Anne Verron auxquels je souscris

L'entreprise, par l'impact des valeurs collectives qu'elle véhicule peut soit conditionner l'individu, soit le libérer. L'entreprise est un système organisationnel imbriqué dans le système sociétal : la société.

Toucher à l'un fait évoluer l'autre; et réciproquement. L'entreprise est le plus influent système de régulation et de transformation des valeurs de millions d'individus : comment la rendre en phase avec les attentes de l'opinion ?

Le titre de mon article vous laisse sans doute dubitatif ou songeur.

Nous pouvons faire des choses extraordinaires en nous rassemblant pour faire émerger un nouveau rapport au système : conquérir ensemble le pouvoir afin de le faire évoluer, et dans le bon sens.

Et ce, sans mièvrerie ni vision utopiste ni récupération politique populiste, cf le Fn simultanément menteur et danger, mais simplement, avec réalisme, indignation devant des faits objectivement constatés partout, et avec toujours une indispensable et salvatrice prise de recul.

C'est donc en quelque sorte ici un véritable appel pour un vrai changement sociétal. J'ajoute que je ne suis ni récupérée ni récupérable politiquement. Ma liberté est un fait absolu.

Lorsque qu'il y a abus voire manipulation ou désinformation, et le mot est faible, les citoyens se doivent d'être informés. C'est ici le sens profond de cet article. A lire la tête froide, sans parti pris ni à priori mais avec un vrai discernement.

J'ai reçu cet hiver un témoignage d'une personne ordinaire et unique, comme vous, comme moi, comme nous le sommes toutes et tous, et qui s'adresse donc à tout le monde.

Témoignage qui ressemble aussi d'ailleurs bel et bien à un cri. Voire davantage. C'est un appel. Et un appel qu'une majorité de l'opinion partage aussi sans doute mais peut-être pas d'une manière totalement consciente. Appel que l'opinion partagera je suppose avec encore plus de vigueur à plus ou moins court terme. Et avec les actions qui iront dans le bon sens.


Le voici:

"Cet enfant de 16 ans, SDF, par une nuit de décembre à -7°C, ne voulait pas aller dans un centre d'accueil. Ces deux seuls compagnons qui lui apportaient un peu de chaleur et d'amour étaient un chien et un chat et dans les centres d'accueil, ils n'acceptent pas les animaux comme vous le savez. Je suis partie à la rencontre de n'importe qui pour m'aider à aider cet enfant. Deux policiers m'ont promis d'appeler des secours de leur camion. Parole parole ? J'ai alors encore insisté et réclamé une boisson chaude pour lui et des couvertures. J'ai osé interpeller ces policiers pour qu'ils aient un déclic civique.

Les centres pour SDF n'acceptent toujours pas les animaux. Ceux qui sont sensibilisés par la détresse des SDF, à savoir, entre autres, les forces de l'ordre qui sont censées protéger Tout Le Monde et non que Le contrôler; mais aussi et surtout la population et les élus locaux, doivent absolument agir et leur mettre - à minima - une caravane sur le trottoir. A mon sens ce n'est pas plus moche que d'avoir un jeune de 16 ans agonisant étendu sur le trottoir en plein hiver. C'est un exemple parmi tant d'autres.

Combien de personnes anonymes ont essayé avec leur coeur d'aider l'autre sur le trottoir ou ailleurs ?

Anne Verron, et tous les autres, si vous avez le pouvoir de vous unir pour faire évoluer le système
, faites le ! Et n'attendez pas plus longtemps."

Que répondre ?

Alors que le scandale du génocide du peuple des migrants syriens se fait à la vue de tous, parler des SDF n'est pas un épiphénomène : il s'agit ici de questionner l'altérité, du sens de l'altérité véritable.

J'aimerais rassurer. Et dire aussi que quasi plus personne n'est dupe de ce qui se passe. En ajoutant également que déjà aujourd'hui, un nombre incroyablement élevé d'individus, de groupes et de collectifs, nombre sans cesse grandissant, travaillent, comme je tente de le faire aussi à mon modeste niveau, à faire évoluer ce système.

Nous savons tous que tout système organisationnel - entreprises privées ou publiques, associations, écoles, universités, groupes collectifs de tous genres, PME, TPE etc - est plus ou moins lié au grand système sociétal : notre société.

Et réalité par trop méconnue, quasi tous ces systèmes organisationnels ont une vraie latitude d'action pour mener des politiques internes innovantes et visionnaires car ils ont, auront, ou ont eu "le déclic".

Comment font-ils?

Ils tentent, et avec un succès indéniable à terme, de bâtir la société de demain, la société du bien vivre ensemble, car ils ont compris que créer de la valeur tant matérielle que profondément démocrate mais aussi du sens au travail, sens qui permette à leurs équipes de s'accomplir au travail et s'épanouir authentiquement, est la seule issue.

La seule issue pour chaque système tant au niveau financier, local, national qu’international. Et la seule issue aussi pour garantir aussi un lien social, trop fragilisé et bousculé depuis à minima 2002.

L'entreprise et la société représentent deux systèmes organisationnels complexes, et parfois, ils sont encore par trop liés entre eux : trop imbriqués sont-ils même dans certains cas.

Cet avalement de l'un par l'autre peut légitimement étouffer toute possibilité de créer une dynamique, une énergie qui permette justement de maintenir ces deux systèmes en vie.

Aujourd'hui, on le sait, des organisations dites de progrès socio-économique pour tous, et notamment les entreprises humanistes, sont menacées par des forces souterraines inverses, et elles risquent donc logiquement d'être étouffées et avalées par toutes les autres sans vraie possibilité alors d'être pleinement efficientes.

Pire, à terme, elles péricliteront car vidées de leurs forces vitales de réactivité, de propositions alors que ces dernières sont justement ce qui fait que la vie circule.

Avidement pompées sans scrupules et pantins devenus, elles seront agonisantes et "mourront". Et les gens qui y travaillent avec.

Ces mots forts sont utilisés volontairement. Par volonté d'un sursaut chez toutes et tous.


Afin de faire réagir les lobbies soucieux du bien vivre ensemble mais aussi pour susciter en vous, lecteurs, une nécessaire réflexion, je vais donc oser, en toute liberté car la libre expression est et sera toujours garante de notre démocratie, rajouter ces quelques mots .

Chacune et chacun tente de devenir un être humain au coeur résonnant et raisonnant réconcilié, tente de trouver un équilibre entre vie privée et professionnelle, tente de conserver son pouvoir d'achat en dépit de tout, tente tout simplement d'être et d'avoir. Une certaine majorité tente du moins.

Alors aidons les autres. Ayons confiance. Et continuons à oser être. Continuons à exercer notre esprit critique qui s'appuie toujours sur notre libre arbitre. Continuons à exprimer nos émotions. A exprimer notre colère légitime devant autant d'intox populiste qui nous est imposée, encore aujourd'hui, par des médias télévisuels sans scrupule.

Et aussi à exprimer nos espoirs et nos joies de voir naître un nouveau rapport au système. Les exprimer oui, bien sûr. Et surtout réagir et agir pour qu'ils deviennent réalités, et ce, chacun(e) à notre niveau, tant individuel que collectif.

L'opinion publique, même si à bout, et pour cause, et déboussolée concernant ses préférences politiques, commence à redevenir lucide face aux manipulations politiciennes nauséabondes du populisme d'extrême-droite. Elle pourrait même enfin se (r)éveiller sous peu.

N'oublions pas le philosophe Vauvenargues :

"Le sentiment de nos forces les augmente."


Et aussi, cette citation que j'ai inventée qui deviendra peut-être maintenant la vôtre :

"Les grandes pensées viennent du coeur résonnant et raisonnant, les rendant alors encore plus fortes que le joug qui cherche en vain à les étouffer".

Faire bouger l'entreprise fait bouger la société et réciproquement

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