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Publié par CRISTOL DENIS

La vie sur terre est écosystémique nous vivons dans des biotopes, des niches écologiques. Nous, les "hommes" nous cherchons à tout explorer, tout connaître, tout maîtriser et enfin tout gérer. Nous ne reculons absolument devant rien pour un surplus de confort matériel. Nous détruisons notre "pachamama" sans vergogne, qui plus est sans avoir une demi seconde l'intention de le faire. On est trop occupé à nos petites activités, à nos travaux divers (au passage rappelons nous qu'à la question : "et si vous aviez eu un regret dans votre vie? " les mourants déclarent, "avoir le courage de vivre ce que je voulais" "travailler moins jouir plus de mes proches" "exprimer mes sentiments", "garder un contact avec mes amis", "me donner plus de bonheur" (l'article détaillé).

Pourtant nous les "hommes" possédons des milliards de téléphones, de voitures, d'écrans sophistiqués, cela nous éloigne de la mort en nous conférant un sentiment divin (ubiquité, téléportation, communication instantanée), cela nous éloigne aussi de notre nature humaine profonde qui est la connexion aux autres, la communication et l'amour d'autrui.

Cette profonde peur de la mort ne saurait être réduite par l'accumulation de biens matériels ou des voyages toujours plus beaux, ou encore par un étourdissement dans les voluptés que nous propose le monde de la consommation qui pousse vers toujours plus de croissance et fait dire à nos politiques sans aucune prise de distance : la seule solution c'est la croissance. Si on avait plus de croissance il y aurait moins de chômage et tous nos maux seraient réglés.

Le monde végétal est pourtant exemplaire. Les arbres ne croissent pas sans limites. L'un des plus grands mesurerait 115 mètres. Il s'agirait d'un sequoia, vieux de plus de 2000 ans. L'arbre de Tulé produit aussi des arbres très larges. Mais tous ces arbres connaissent des limites à leur croissance. Pour se perpétuer et poursuivre leur vie, ils développent leur écosystème. Ils sont à l'origine de magnifiques forêts, ou d'autres bifurcation du vivant et portent loin leurs graines. Ils ne s'expriment pas qu'en cherchant à percer le ciel.

De la même façon que la croissance continue est impossible pour des êtres pourtant si robustes, tels que les arbres, la croissance continue est impossible pour les économies, Frank Fennec un scientifique australien a même émi la possibilité de l'extinction de l'espèce humaine d'ici 100 ans. Tout le monde connaît le coût de l'empreinte écologique et le calcul disant qu'il faudrait "5 planètes terre" pour soutenir le mode de vie des américains, ou 3 pour celui des européens. L'hypothèse Gaia faisant de la terre "un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète depuis plus de trois milliards d'années en harmonie avec la vie" avancé par Lovelock dans les années 70 est de plus en plus étayée. Les actions de "nous les hommes" ont des répercussions systémiques sur le climat, les températures. Plutôt donc que de croitre sans cesse comme si nous n'étions pas limités, mieux vaudrait s'intéresser à nous développer intérieurement mais aussi à nous interconnecter pour donner plus de sens à nos vies, faire des choses qui ont du sens à nos yeux.

Bien sur les sujets qui évoquent notre propre mort sont pénibles et chassés méthodiquement de nos esprits par des distractions, bien évidemment les porteurs de mauvaises nouvelles telles que la disparition possible de l'espèce humaine sont rejetés, mais, il est possible de construire ensemble des modèles de développement plus résilients, moins destructeurs des hommes et des territoires qui nous abritent, moins générateurs de conflits. On peut le faire de façon joyeuse dans tous les domaines de nos vies, des exemples pullulent dans le film "Demain".

La question que je me pose est : nous savons tous cela, alors qu'est ce qu'on attend?

Arrêtons la croissance visons le développement
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fred 07/04/2016 18:10

"nous savons tous cela, alors qu'est ce qu'on attend?"

Je confirme pour ma part mais en doute fort pour "tous".

Nos comportements culturels transmis par nos sociétés idéalisant ce mode de fonctionnement depuis déjà plusieurs siècles sont profondément ancrés et transmis de génération en génération faisant oublier peu à peu les règles d'une vie en symbiose avec l'environnement.
Qui ne s'instruit pas, ne lutte pas contre l'idéologie de croissance et de consommation introduite jusqu'à nos classes d'écoles maternelles, aura bien du mal d'exister s'il ne peut se distinguer par l'acquisition d'objets manufacturés.

Pour ceux qui sont conscient de cela il est déjà difficile de savoir comment s'y prendre. Alors pour ceux qui sont envoutés par le chant de la sirène, gros boulot.

Pour savoir ce qu'on attend ! Même si une minorité d'hommes et de femmes se sont déjà lancés dans des modes vie alternatives, il va falloir attendre que la grosse masse découvre l'extrême richesse des peuples de la Pachamama.

Ma question est donc plutôt la suivante : Qu'attendent les artistes, les professionnels de l'éducation, les convaincus pour transmettre, imposer, diffuser, chanter, écrire, éttouffer le discours omniprésent de nos propagandistes par un son plus fort encore, par un chant plus puissant, plus riche, plus authentique que celui de la vile et vielle sirène ?

Mais, voilà, il en existe. A mon niveau, j'essaie, bien modestement, en changeant chaque jour, en m'enrichissant des contributions qui m'y encouragent et m'instruisent toujours plus. Comme celui-ci, en autre.

Meunier 07/04/2016 08:00

Et si nous étions limités par notre système de mesure qui confond croissance et augmentation de consommation.
Revenons à l'objectif : Vivre mieux !
Serions-nous prisonniers de nos réussites passées, nous reconnecter avec le Pour Quoi peut certainement nous ouvrir des voies nouvelles

PIEREL 07/04/2016 17:33

Nous reconnecter avec le Pour Quoi?, faire un effort de plus grand de conscience, c'est oser se poser des questions d'ordre philosophique et spirituelle. Une participante à un séminaire sur "l'anthropologie de l'homme au travail" que j'ai suivi récemment m'a dit une phrase qui m'a marquée et que je partage: "nous sommes ce que nous contemplons". La société occidentale contemple ses possessions matérielles.
Réactivons notre aptitude à l'émerveillement, pour se reconnecter à la vie. J'ai assisté( en ligne) à quelques conférences du 4ième sommet de la conscience organisé par Ana Sandréa http://sommetdelaconscience.com/programme-2016/ et je le recommande vivement.

PIEREL 07/04/2016 17:33

Nous reconnecter avec le Pour Quoi?, faire un effort de plus grand de conscience, c'est oser se poser des questions d'ordre philosophique et spirituelle. Une participante à un séminaire sur "l'anthropologie de l'homme au travail" que j'ai suivi récemment m'a dit une phrase qui m'a marquée et que je partage: "nous sommes ce que nous contemplons". La société occidentale contemple ses possessions matérielles.
Réactivons notre aptitude à l'émerveillement, pour se reconnecter à la vie. J'ai assisté( en ligne) à quelques conférences du 4ième sommet de la conscience organisé par Ana Sandréa http://sommetdelaconscience.com/programme-2016/ et je le recommande vivement.

PIEREL 07/04/2016 17:33

Nous reconnecter avec le Pour Quoi?, faire un effort de plus grand de conscience, c'est oser se poser des questions d'ordre philosophique et spirituelle. Une participante à un séminaire sur "l'anthropologie de l'homme au travail" que j'ai suivi récemment m'a dit une phrase qui m'a marquée et que je partage: "nous sommes ce que nous contemplons". La société occidentale contemple ses possessions matérielles.
Réactivons notre aptitude à l'émerveillement, pour se reconnecter à la vie. J'ai assisté( en ligne) à quelques conférences du 4ième sommet de la conscience organisé par Ana Sandréa http://sommetdelaconscience.com/programme-2016/ et je le recommande vivement.

PIEREL 07/04/2016 17:33

Nous reconnecter avec le Pour Quoi?, faire un effort de plus grand de conscience, c'est oser se poser des questions d'ordre philosophique et spirituelle. Une participante à un séminaire sur "l'anthropologie de l'homme au travail" que j'ai suivi récemment m'a dit une phrase qui m'a marquée et que je partage: "nous sommes ce que nous contemplons". La société occidentale contemple ses possessions matérielles.
Réactivons notre aptitude à l'émerveillement, pour se reconnecter à la vie. J'ai assisté( en ligne) à quelques conférences du 4ième sommet de la conscience organisé par Ana Sandréa http://sommetdelaconscience.com/programme-2016/ et je le recommande vivement.

Cristol 07/04/2016 10:21

Oui nous devons faire un effort plus grand de conscience