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Publié par CRISTOL DENIS

Alfred Korzybski est connu comme auteur de la théorie de la sémantique générale qui se caractérise comme étant une pensée qui échappe à la logique aristotélicienne de l'abstraction. Il élabore sa théorie car il imagine que les raisonnements logiques qui ont conduit à la guerre ont omis de nombreuses dimensions.

Trois principes clés sont

  1. Une carte n’est pas le territoire qu’elle représente ; les mots ne sont pas les objets réels, le mot « chien » ne mord pas, etc..
  2. Une carte ne recouvre pas tout le territoire qu’elle représente ; le symbole omet de représenter certains attributs de l'objet qu’il représente et qui pourrait être essentiel
  3. Toute carte est autoréflexive : on peut construire une carte de la carte (sa légende), une carte parle autant de son objet que du cartographe qui l’a créée

Selon ces principes, il s'agit de revoir nos façons de penser.

Voici un court texte pour donner envie de lire l'oeuvre de Korzybski :

"L'histoire qui suit, extraite de la clandestinité européenne du temps d'Hitler pourrait peut-être illustrer mon propos. Une grand-mère américaine et sa jeune et séduisante petite fille étaient, avec un officier roumain et un officier nazi, les seuls occupants d'un compartiment dans un train. Le train traversait un tunnel sombre et la seule chose que l'on entendit fut le bruit d'un baiser suivi d'une gifle vigoureuse. Lorsque le train déboucha du tunnel, personne ne souffla mot, mais la grand-mère se disait en elle-même : "j'ai quand même bien élevé ma petite-fille. Elle suara se débrouiller dans la vie. Je suis fière d'elle ". La petite fille quand à elle, se disait : "allons, grand-mère est assez âgée pour ne pas s'offusquer d'un petit baiser. D'ailleurs ces garçons sont gentils. Tout de même, je ne lui savais pas la main si lourde". L'officier nazi méditait : "ces roumains quand même, comme ils sont rusés. Ils volent un baiser et s'arrangent pour que ce soit le voisin qui reçoive la gifle." L'officier roumain, lui, contenait mal son hilarité : "comme je suis malin", pensait-il je me suis baisé la main et j'ai flanqué une gifle au nazi".

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