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Publié par CRISTOL DENIS

Le numérique fait désormais parti de notre vie quotidienne, c'est même un mode de vie pour répondre à de nombreuses questions (cf taux d'équipements et pratiques culturelles, sociales économiques relevées par les enquêtes du CREDOC). Les instances internationales (ex : UNESCO) ont perçu que le potentiel numérique pouvait transformer l'éducation et favoriser l'envie d'apprendre, à la condition de ne pas laisser l'outil sans accompagnement. En soi le numérique sans pédagogue est insuffisant. De la même façon que les individus nés dans la "génération voiture" ne maîtrisaient pas spontanément la mécanique et la conduite automobile, les individus nés à l'ère du numérique ont aussi besoin d'apprendre à le maîtriser au-delà des usages en surface ou des applications ludiques (ex la réalité augmentée du jeu Pokemon Go). Le risque est celui de la fracture numérique entre ceux qui sauront tirer parti de la technologie pour apprendre et les autres. Cela nécessite de nouvelles compétences, cela redonne sens à l'apprendre à apprendre. Cela donne plus que jamais à la formation son rôle sur l'émancipation des individus.
La pédagogie incluant du numérique présente des inconvénients (problèmes techniques, changement d'habitude, besoin de se former, risque de se couper des autres, risque de confusion entre temps personnel et temps professionnel), mais aussi des avantages apprendre partout et quand on le souhaite : c'est une formidable occasion de développer un potentiel d'autoformation, par de nouveaux environnement d'apprentissages numériques. La pédagogie incluant le numérique aide à pénétrer les territoires enclavés à toucher des publics délaissés, à aborder des sujets plus rarement traités. En ce sens réussir à activer ce potentiel - et ce n'est pas gagné - est un enjeu d'intérêt général et de service public. Le numérique en pédagogie est une modalité parmi d'autre, c'est à ce titre que l'on s'y intéresse aujourd'hui, ce n'est pas un absolu, la pédagogie numérique sera utilisée autant que nécessaire, le plus souvent de façon hybride avec les modalités qui sont déjà maîtrisées en groupe, en situation de travail, en formation-action. Le numérique ne remplacera jamais la présence humaine, l'homme est capable d'attention, d'émotions, d'affects, d’irrationalité et de génie, d'intuition pas la machine. Le numérique ne remplacera jamais l'homme. Si depuis DEEP BLUE plus aucun homme ne peut battre seul un ordinateur aux échecs, un homme muni d'un ordinateur reste imbattable. Réussir le pari du numérique nécessite d'être humble et d'apprendre tous ensemble : personnel administratif, pédagogique et et intervenants : de se donner le droit à l'erreur et le devoir d'expérimenter. Les logiciels testés et pré-fléchés ont été qualifiés et enrichiront les pratiques et fonctions d'apprentissage.
Les nouveaux espaces de formation mieux connectées permettent, pour celles en place, et permettront d'expérimenter de nouveaux usages. Il faudra accentuer l'effort de formateur invité à faire croître le potentiel de curiosité des apprenants, moins leur indiquer la direction à suivre et plus la façon d'utiliser un GPS tout en sachant encore utiliser les cartes plus anciennes. C'est à ce prix que les apprenants développeront leur esprit critique et leur capacité à se mouvoir dans un monde changeant. Le potentiel de se lier dans des ecommunautés, d'apprendre de façon plus collaborative est essentiel à saisir dans un monde ou il s'agit à chaque instant de vivifier le vivre ensemble. Les outils et logiciels collaboratifs sont une opportunité pour apprendre ensemble et faire société ensemble, si on apprend à le faire collégialement et pas s'ils sont imposés.

Pourquoi le numérique en formation?
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