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Publié par CRISTOL DENIS

« Plus qu’une crise nous vivons une transition fulgurante d’un ancien monde vers un nouveau monde ». Voilà ce que défend Pierre Giorgini, président de l’université catholique de Lille, dans son remarquable ouvrage. La révolution numérique n’est pas à venir elle est déjà là. La révolution technoscientifique transforme tout. Les modes de management hiérarchiques et arborescents cèdent le pas au mode coopératif maillé et réparti. La place de l’homme au travail évolue dans des collectivités en réseaux interconnectés. Chacun est porteur du tout, ses actes ont une incidence sur le monde, l’environnement, la planète, le rejet ou l’acceptation des autres. La connaissance s’enrichit des apports de tous, dans des écosystèmes où les liens sont réciproques et non hiérarchiques. L’imprévisibilité est la règle et la réactivité solidaire une manière de s’y conformer. Au XXIeme siècle la productivité d’un homme travaillant sur une machine a été multipliée par 50, il est en train de se passer la même chose pour les activités des travailleurs des savoirs, avec des conséquences inimaginables. Les enjeux sont alors de faire du numérique un espace non de libération mais de délibération mentale, auquel chacun puisse accéder. Le deuxième enjeu est lié au rôle central des communautés qui vont se replacer au centre des dynamiques économiques. Le troisième enjeu est celui du rééquilibrage entre leadership et communityship, avec pour sous-enjeu la transformation des façons de former les dirigeants dont la conformité aux modes de pensée et de gestion de l’ancien monde, serait un élément central des déstabilisations actuelles. Le management devrait donc apprendre à prescrire de façon plus faible et laisser les moyens aux bonnes idées de se développer.

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