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Publié par CRISTOL DENIS

Ce best-Seller du New York Time a été écrit par deux dirigeants du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour eux la révolution technologique vient seulement de commencer. Ils relèvent les prouesses des ordinateurs, des capteurs, des puces électroniques qui nous font pénétrer toujours plus loin dans la numérisation du monde. Le rythme exponentiel des transformations qu’ils décrivent tient de l’accélération, de la fulgurance, de la diversité des applications qui gagnent et concurrencent en efficacité toutes les activités humaines. Le volume d’informations qui transite sur internet serait de 2,7 zétabits, presque moitié plus qu’il n’y en avait en 2011. Ces données sont utilisées notamment par Google qui crée la « culturonomie » c’est-à-dire l’utilisation du stock et de l’analyse de données haut débit pour l’étude de la culture humaine ». Ils observent encore une forme de croissance basée sur la recombinaison des informations disponibles. Mais, le volume de recombinaisons possibles devient infini tellement le volume d’information a cru. Une solution est alors d’ouvrir les données au plus grand nombre pour que tous les individus intéressés puissent participer aux innovations qui ne manquent pas d’émerger. Les auteurs prévoient des transformations encore plus fortes induites d’une part, par les intelligences artificielles déjà parmi nous d’autre part par la connexion numérique de tous les habitants de la planète. Plus de contributions permettraient d’améliorer le sort commun, en commençant par la productivité humaine. Au passage les auteurs interrogent le PIB comme indicateur pertinent pour mesurer les gains apportés par les applications et usages numériques dont les bénéfices ne sont pas comptabilisés. De la même façon, ils présentent un nouvel âge économique ou la possibilité de diffuser des idées, crée simultanément de l’abondance et de la dispersion tout en redistribuant les revenus et les richesses. Les inégalités s’amplifient à l’occasion de ce nouvel âge économique. Pour faire face à cette mutation, les auteurs recommandent d’apprendre à utiliser les machines (l’aide d’un ordinateur peut aider un amateur à vaincre un super-calculateur aux échecs), à miser sur ses compétences d’idéation, de reconnaissance des formes dans un cadre élargi et de communication complexe. Tirer parti d’un environnement d’apprentissage auto-organisé reste une perspective à explorer. En conclusion, les auteurs rappellent que notre destin dépendra plus de nos valeurs et de nos choix que de nouveaux développement technologiques.

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