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Publié par CRISTOL DENIS

 

La facilitation peut se définir comme « rendre simple ». Il s’agit à la fois d’une posture et d’une approche (Bostrom et al ; 1993). La facilitation ne dispose pas d’un programme d’action a priori, mais accueille les émergences de ce qui se passe au sein d’un collectif. La performance est donc moins un objectif impératif à atteindre qu’un résultat dérivé. La facilitation nécessite une écoute à soi-même, une grande ouverture aux signaux faibles qui se produisent dans les groupes et les organisations. Ces signaux sont faits de questions, de postures, ils sont le fruit des interactions humaines. La facilitation est surtout faite d’accueil d’incertitudes, de travail, de mise en sens de la complexité. Pour que la facilitation soit possible, elle nécessite que grandisse le sens de l’altérité, l’empathie associé et la bienveillance qualité humaines décrites par Ricard (2013). Le contrôle des situations est moins l’enjeu que de faire avec les personnes présentes pour que la rencontre produise des effets bénéfiques  pour le collectif. Cette approche et cette posture sont exigeantes. Elles requièrent une capacité à se décentrer à faire avec ses émotions et celles des autres, mêmes quand elles sont contrariées. La réciprocité qui se noue est alors profonde, car, elle intègre une part de différence de point de vue. La facilitation conduit à apprécier l’autre pour ses différences et induit une inclusion plus forte.

 

Bibliographie

BOSTROM, R.P., R. ANSON, AND V.K. CLAWSON. (1993), Group Facilitation and Group Support Systems.   In Leonard Jessup and Joe Vaicich (eds.), Group Support Systems: New Perspectives. New York: Macmillan, pp. 146-168.

RICARD, M. (2013), Plaidoyer pour l’altruisme. La force de la bienveillance. Paris : Nil Editions.

La facilitation

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Louis Joseph Mabire 12/04/2017 20:01

L'amour-propre se mêle trop souvent à l'amour pour ne pas se mêler à l'infidélité.
Louis Joseph Mabire