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Publié par CRISTOL DENIS

Réponses aux questions de romain étudiant
Quels sont selon vous les apports de la formation professionnelle en continu pour les employés ?

La formation est un temps privilégié de prise de distance par rapport à sa situation professionnelle. Bien menée elle autorise une prise de distance sur son réel des échanges de pratiques avec d'autres professionnels, des ouvertures sur d'autres univers et des apports de contenus. Elle fait gagner du temps, en particulier quand elle est organisée en multimodalite, et qu'une partie des échanges se passent en ligne et en situation de travail. Une formation articulée avec sa situation de travail au bon moment peut accélérer les progressions.

Pensez-vous qu'il faille certifier les formations proposées aux employés et
si oui de quelle manière ?

La certification des formations répond à une demande des partenaires sociaux et des employeurs pour lesquels elle est une garantie de qualité. La formation répond à des standards, elle garantit une reconnaissance sociale mais pas forcément une compétence opérationnelle. Il y'a en effet une distinction à opérer entre certificat du respect d'un programme et vérification de compétences. Ces deux dimensions ne se superposent pas toujours, nombre de certification s'intéressent plus au respect d'un programme qu'à la maîtrise d'un métier.

Quels sont selon vous les facteurs d'efficacité d'une formation ?
(Méthodes, outils, contexte, …)
Tout part de la motivation des participants. S'ils n'ont décidé de s'engager et d'apprendre l'employeur perd son investissement formation. L'écosystème d'apprentissage doit être favorable et offrir de nombreuses ressources, du temps, des tuteurs, des plateformes d'apprentissage. La culture doit soutenir l'envie d'apprendre. Les managers doivent être convaincus que leur rôle est d'être les premiers formateurs. Les formateurs doivent adopter le rôle de facilitateurs et aider chacun à apprendre par lui même. Ils doivent se mettre au service du projet d'apprentissage de leurs apprenants.

L'utilisation du jeu en formation trouve-t-elle sa place dans le secteur bancaire ?
La ludopedagogie est une pratique ancienne, l'apprentissage de la stratégie via le jeu de go ou d'échec est documentée. La pratique des jeux de rôles est très connue, celle des micomondes pédagogiques se développe. Apprendre avec des cartes, ou des jeux de plateaux et maintenant des serious games se répand dans tous les secteurs professionnels. Le secteur bancaire ne fait pas exception et bénéficie aussi de la ludopedagogie pour l'apprentissage des techniques bancaires, des pratiques commerciales, ou des changements organisationnels. Pour les banques avec de gros effectifs les serious games sont idéaux pour diffuser des contenus rapidement et en masse.

 

Selon vous, quelle place la ludopédagogie va-t-elle occuper dans le paysage
de la formation professionnelle d'ici 2050 ?

La ludopedagogie va poursuivre son développement, car les prescripteurs de formation ont compris que jouer permet des décalages utiles pour apprendre. Avec la réalité augmentée et la réalité virtuelle les jeux vont devenir de plus en plus couramment immersif. La simulation va permettre de reproduire des situations rares, risquées et finalement permettre des économies d'autant plus fortes que les moyens de production de ces nouveaux types de jeux vont chuter. Il existe d'ailleurs déjà des outils auteurs avec des bases de scénarios de décors de personnages qui permettent de produire à moindre coût.

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