Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par CRISTOL DENIS

Le contexte est celui d’une poursuite de la transformation sociétale dans laquelle nous sommes, associée aux différentes crises « climatiques », « sécuritaires », « démocratiques », « économiques », « sociales » et de « confiance ». Cette conjonction produit dans le même temps un effet de sidération, par lequel chacun se sent impuissant à agir, mais aussi, des fuites en avant, en particulier technologiques, et dans le même temps des micro-initiatives locales qui investissent dans plus de sens et de liens. Emile Durkheim utilise le mot « anomie » pour décrire une société dont les repères et les valeurs anciennes tardent à disparaître et dont les valeurs nouvelles peinent à se stabiliser. C’est dans cette lente recomposition que les organismes de formation se frayent leur chemin. Ils vont s’adapter de plusieurs façons :

  • En accélérant la dimension technologique IA, réalité virtuelle, perfectionnement des plateformes, des outils, de la traçabilité, de l’individualisation et en maîtrisant les contenus et les flux,
  • En s’engageant dans du sociétal et en jouant la carte de la multifonctionnalité des services, aide à la création d’entreprises, enrichissement des espaces comme lieux de vie ou se retrouver, ou créer, se restaurer et construire du sens ensemble (codesign)
  • En s’associant aux projets de communautés humaines avec des questions authentiques et en répondant à des problèmes concrets et des besoins explicites, en utilisant l’intelligence collective comme une fin et un moyen

Comment j’en arrive à ces scénarios ? En 8 ans, j’ai pu pratiqué dans le laboratoire d’apprentissages du CNFPT avec des centaines de participants, et à l’occasion de dizaines d’ateliers des rencontres plaçant le rêve, la vision du futur au cœur d’une recherche d’innovation, de vivre ensemble. Le plus haut potentiel humain est collectif, partagé, incarné il mise moins sur la maîtrise des contenus ou des financements, ou de la qualité qui sont les maîtres mots des politiques publiques actuelles en matière de formation que sur une part émotionnelle, une envie, un pouvoir de s’engager et d’apprendre. En synthèse selon mon analyse et mon intuition on parlera demain de « faciliter l’apprenance », et de faire émerger les milieux propices plutôt que « d’organiser la formation ».

Que se passe t-il pour les organismes de formation en 2050?
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Patrice JOUNEAU 26/02/2021 08:14

Un schéma perspectif encourageant par les éléments certains éléments (individualisation des apprentissages, interactivité, approche plus concrète)...
Cependant, n'oublions 2 éléments majeurs seront des freins réalistes à ces perspectives qui n'offrent à ce jour autre éléments que des horizons :
* que devient l'élément humain =) un robot ?
* le savoir doit être partagé et rester dans une logique scientifique et rationnel (formalisation des pratiques plutôt que d'aller vers le "je pense que"). La profusion des informations nuit à la véracité de celle-ci, ce qui fait la joie des populistes et des puissances financières... Un formateur et de plus de la fonction publique territorial se doit d'avoir une éthique ....