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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

Les apprentissages ne relèvent pas exclusivement d’une éducation formelle, qui renvoie aux différents niveaux de l’organisation institutionnelle de la maternelle à l’université, de situations conçues comme éducatives.

L’éducation non-formelle renvoie aux activités éducatives organisées se déroulant en dehors du système scolaire, le plus souvent basées sur le volontariat, et ne nécessitant pas de pré-requis.

Le résiduel des apprentissages peut se classer dans les apprentissages informels. C’est à dire tout ce qui ne fait pas parti des programmes dispensés par des organismes éducatifs officiels et non-officiels.

Schugurensky (2007 p16) propose une distinction entre trois types d’apprentissages informels, en fonction de l’intentionnalité et de la conscience dans le projet d’apprentissage :

-          Socialisation (apprentissage tacite, « apprentissage presque naturel des valeurs, attitudes, comportements, savoir-faire et connaissance qui se produit dans la vie quotidienne »)

-          apprentissage fortuit (apprentissage non intentionnellement recherché, co-produit d’une autre activité)

-          apprentissage auto-dirigé (projet éducatif entrepris sans l’aide d’un professeur)

Incidemment, la présentation hiérarchisée des apprentissages tend à survaloriser les apprentissages accrédités et visés et accorder un moindre prestige aux apprentissages issus de l’expérience. Il semble que ces formes s’entrecroisent et s’entrelacent et sont souvent associées pour générer des formes hybrides.

L’apprentissage informel développe un curriculum caché sur une quantité de choses et de sujets, pouvant être positive ou négative.

La méthodologie de recueil d’apprentissages informels  présente de grandes difficultés, avec les effets de conformité afférents. Le travail du chercheur peut s’apparenter à une œuvre de conscientisation. Tough (1999)[1] a posé l ‘hypothèse que les adultes sont des apprenants auto-dirigés et qu’ils peuvent élaborer des plans pour se changer ou changer leur environnement. Il a identifié leurs projets d’apprentissage au travers de leur projet auto-géré. Il a mis à jour des épisode d’apprentissage, qui se produisent quand il y a une intention de la part de l’apprenant d’obtenir et de retenir des connaissances et des compétences spécifiques. Un des résultats obtenu à la suite de Tough par le réseau WALL (work and life long learnong) avec uné chantillon de 9063 canadiens semble indiquer que la manière la plus efficace de resserrer la correspondance entre les emplois et les apprentissages liés à l’emploi est d’augmenter l’autonomie dans le travail en le démocratisant (Livingstone 2006)[2].

On peut savoir plus que l’on peut en dire. De manière générale un grand nombre d’apprentissage informel produisent des connaissance tacites, parce qu’ils ne sont pas inclus dans un contexte, ou une organisation de connaissances. Ils se font donc de manière diffuse et inorganisée. Nous n’en sommes pas conscient parce que la majorité de ces apprentissages sont issus des processus de socialisation avec un faible degré d’intentionnalité. Mais ils se trouvent incorporés et les connaissances tacites qui en résultent semblent aller de soi.

La méthode de mise en évidence des apprentissages de Schugurensky (2007 p19), mélange questions ouvertes et semi-dirigées, de telle sorte qu’elle encourage la réflexion des personnes interrogées. Deux limites sont repérées la première est qu’une expérience d’apprentissage auto-rapportée peut ne révéler que des réponses politiquement correcte, la deuxième est que l’on peut attribuer à une expérience concrète alors qu’en réalité l’échevau est souvent plus difficile à déméler

 

 

 

Les stratégies pour développer une éducation informelle, en ce qu’elle vise à l’organisation d’une situation d’apprentissage est paradoxale, à moins d’imaginer des éducateurs informels.

Un deuxième paradoxe survient lorsqu’on essaye de reconnaître les apprentissages informels avec les logiques propres aux systèmes éducatifs formels.

 

L’apprentissage entrelace formel et informel. « l’activité professionnelle et au delà les carrières des individus, impliquent un entrelacement continu entre apprentissage formel et informel » (Brougère P11).  Apprendre à travers sa vie de travail est une sorte de trajet de transformation ou les individus négocient de façon sélective leur engagement au travail, les attentes de changement dans le travail, les modifications de leurs participations. Cette négociation est productrice d’identité. il y a à la fois apprentissage et construction de son identité.

 

 

 

 

Apprentissage buissonier, éducation silencieuse ou caché, apprentissage à l’insu ou incident.



[1] Tough A (1999), The iceberg of informal adult learning, NALL working paper, New approaches for life long learning network, OISE/UT

[2] Livingstone D (2006), Informal learning : conceptual distinctions and preliminary findings, in Bekerman Z, Burbubules N, Silberman-Keller, Learninf in places : the informal education reader, Bern : P.Lang.

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