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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

ville apprenanteLa ville apprenante : système de vie urbaine ou réseaux de savoir?

Dans la culture de l'apprenance qui se met en place, on perçoit des interelations entre les niveaux micro (individus) méso (les organisations) et macro. Le macro concerne les grands ensembles. Il regroupe toutes les interactions qui font le "social", les institutions (politiques, familiales, religieuses, syndicales), les disciplines (économie, psychologie, gestion, sciences) mais aussi les lieux. La ville est un lieu qui interpelle chacun d'entre nous, car urbains ou ruraux nous ne saurions facilement nous en extraire.

 

  Trois hypothèsespeuvent être soulevées au sujet des villes apprenante quant au sens de l'expression :

 

  • la première est que chacun des habitants puisse y vivre et apprendre l'ensemble des rôles du système de vie urbaine
  • la deuxième est que l'agenda public prenne en main  les conditions d'émergence des savoirs
  • la troisième est que chacun parvienne à maîtriser la ville pour accéder à des réseaux de savoir

Dans l'hypothèse 1: c'est l'Utopia de Thomas More, L’abbaye de Thélème de François Rabelais, La nouvelle Atlantide de Francis Bacon, IllichVille, ou Auroville, les phalanstères et familistères ou le concept d'écovillage... Autant de projets utopiques et de contre-pouvoir, nés d'initiatives privées émanant de communautés de valeurs. L'intention est portée par quelques utopistes.

 

Dans l'hypothèse 2: les pouvoirs publics deviennent des aménageurs  d'espaces apprenants et innovants. Ils envisagent, chaque infrastructure comme participant de la construction de liens favorisant les apprentissages, l'innovation et l'entrepreneuriat. Les innopôle, technopôle, futuropôle se thématisent et par la création d'un effet de regroupement et de densité produisent des effets émergents ou de sérendipité. L'intention est portée par les pouvoirs publics. L'exemple de Nokia Ville en Finlande est à cet égard éclairant celui de Medvedev au Tatarstan réunissant à Kazan Inopolis plus de 25 000 scientifiques est trés "dirigé".

 

Dans l'hypothèse 3 : les traits culturels dominants  propres à certaines zones géographiques facilitent ou non les réseaux sociaux d'apprentissage. Par exemple les Kominkan japonais  fonctionnent sur des réseaux sociaux de co-apprentissage de proximité. En europe les corporations et le compagnonnage (classé au patrimoine mondial de l'humanité) ont joué de même rôle de création de liens sociaux d'apprentissage. En suède et dans les pays Nordiques ce sont les cercles d'études. Chaque zone a trouvé ses propres solutions. L'intention est partagée au sein d'une culture qui rassemble chaque acteur de la ville.

 

La ville apprenante s'avère soit portée par des valeurs partagées, soit par des initiatives politiques, soit par des traits culturels peut être par la combinaison des trois. La vitalité du lien social, et donc des partages de savoir, est liée à des valeurs d'altérité et donc assujettie à un système de valeurs symboliques supérieur partagé. Aujourd'hui les valeurs qui se dessinent sont influencées par les modifications de l'environnement. Elles se replient (peur de l'étranger, dégradation du lien d'altérité), ou elle se prépare à un futur incertain.

 

futurLes villes en transition apprennent à faire face à un futur incertain

Les villes en transition comme Totnes an Angleterre se préparent à faire face à une diminution des ressources énergétiques. Depuis la première initiative de Totnes en 2006, elles s'organisent autrement et selon des principes plus participatifs. Elles apprenent à fonctionner et à penser les projets de nouvelle façon. Déjà 700 agglomérations auraient rejoint le mouvement "ville en transition" en France Saint Quentin en Yvelines s'est inscrite dans le mouvement, de même que Fontainebleau. Il s'agit pour ces villes de devenir résillientes face au changement climatique et au pic pétrolier inéluctable.  Pour l'instant les expériences d'éco quartiers, de métabolisme urbain, d'écologie urbaine et industrielle sont des pistes d'apprenance passionnante mais où se rencontrent encore des problèmes d'échelle. Les expérience sont observables à la dimension d'un quartier et pas encore d'une ville.

 

Si des villes comme "le grand Paris" se développent sur l'idée de "ville durable", d'autres cherchent à faire de la connaissance un vecteur de croissance et de développement.

 

Les exemples de villes apprenantes, éducarices, du savoir, de la connaissance fleurissent aujourd'hui

La ville apprenante est une nouvelle stratégie de développement régional  comme le montrent les exemples de Soresun et l'alliance entre le Danemark et la Suède dans des zones économiques intégrées.

D'autres villes comme la ville de Montréal se présente aussi comme une ville apprenante . Elle s'intéresse notamment à l'excellence du maillage territorial pour faciliter l'apprentissage de tous. 

La sillicon Valley est un exemple alliant concentration d'intelligence, plaisir de vivre ensemble et innovation. L'effet de sérendipité construit de la valeur pour tous. Il est encore possible de citer des régions apprenantes qui se sont baties autour de territoire ou d'envie de coopération comme à Mondragon.

 

Il existe des méthodologies pour développer l'apprenance au niveau de territoires larges

Les approches de type World Café promues par SOL qui se sont déroulées à Dresde en 2007 ou à Bilbao  en 2008 permettent de redécouvrir le pouvoir du dialogue au sein des communautés et d'envisager des solutions inédites avec un nombre important de participants et selon une variété de perspectives.

 

Nous identifions également le role majeur du tissu culturel et associatif qui constitue un éco-système favorable mais également celui  des incubateurs d'apprenance qui maillent les territoires et permettent des développements imprévus.

 

D'autres approches structurées sont mobilisables car agir sur des territoires pour mobiliser des savoirs nécessite de la méthodologie.

Par exemple, la méthode P.A.T.-Miroir © est issue des travaux de l’Université de Technologie de Compiègne.
Cette méthode a été conçue pour permettre le développement de la coopération dans les projets complexes. Elle est basée sur une analyse exhaustive et systématique des facteurs de réussite et d’échec techniques et humains tout au long de la conduite d’un projet.
Elle permet d’établir dans un délai très court :
* une vision commune élargie du projet,
* une liste structurée des conditions concrètes de la réussite du projet,
* une motivation forte des acteurs pour la suite des opérations.

 

Pour conclure des réseaux de ville mondiaux se mettent en plac et accentuent la complexité et les échanges : voir cités unies http://www.cites-unies-france.org/ et metropolis http://www.metropolis.org/

 

Sitographie

http://www.urbanews.fr/

www.transitionculture.org

http://www.solfrance.org/co-design/

Comité mondial pour l'éducation

Autres exemples de Villes  apprenantes

http://pie.pascalobservatory.org/pascalnow/blogentry/pie/building-inclusive-and-sustainable-learning-cities

 

En bonus quelques extraits du célébre Métropolis de Fritz Lang (2'):

 


 

 

 

 

 


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