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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

L’individualisme sonne t-il le glas de ce qui fait société ?

JE est devenu une marque « Parce que vous le valez bien ». Tout avait pourtant bien commencé l’émancipation des années 60 donnait à chacun la perspective de se réaliser, de se libérer, de s’exprimer sans contrainte, de « jouir sans entrave ». Il s’agissait alors de se dire, de prendre son dû, de s’affirmer dans les foyers, dans les usines, dans les bureaux. Il fallait s’épanouir quelque en soit le coût. Tout avait pourtant bien commencé, et nombre de progrès furent acquis, à commencer pour les femmes qui gagnèrent des libertés. Mais, combattre les excès du consumérisme pour mieux s’y vautrer quel abandon. S’entraîner à créer les slogans et les images sur les barricades et sur les murs pour mieux nous les servir en affiche et en purée par la suite, quelle cruelle ironie. Détruire les veaux d’or du moment pour installer ses vaches sacrées voilà toujours une histoire de bétail que l’on mène. Tout avait pourtant bien commencé, il s’agissait de reprendre le commandement et la direction de son corps bridé et de son esprit corseté dans des conventions. Qu’advint-il ? Le consommateur est devenu roi et les experts du marketing ont flatté les egos qui n’attendaient que cela. Quand NOUS fut réduit à n’être qu’un symbole moralisateur d’oppression et d’autorité JE est devenu une marque d’avenir. L’idéologie de la performance a gagné ses batailles l’une après l’autre, avec ses dommages collatéraux et son cortège d’exclus. Après avoir conquis toutes les formes d’organisations humaines, dans un mouvement de managérialisation sans précédant, la performance a aussi gagné l’individu. Professionnellement performant, sexuellement performant, sportivement performant, l’individu capitalise sur lui. C’est le temps de la chirurgie esthétique et du capital de réputation. Il s’agit de soigner son image. L’individu consommateur cherche à se distinguer. Il tire le développement économique.  En quelques décennies l’ego-building a progressé, les managers de l’âme et autres coachs pourvoient au sens et à la direction de nos vies. Plus encore les avatars et moi-virtuels à la mode 2.0 explosent sur la toile où se projette ce JE insatiable. Mais si s’installe incidemment un capitalisme des identités dans lequel il s’agit d’accumuler de se consommer soi-même, n’oublions jamais qu’étymologiquement la consommation est la destruction finale du bien. Il conviendrait alors de revaloriser au cœur de la société autre chose que l’unique tropisme personnel. La solution réside certainement dans une autre orientation de l’éducation, à commencer par celles de nos dirigeants en position d’exemples. Ces derniers prisonniers de leurs marques personnelles, souvenez vous de Jean Marie Messier logoté « 3M » puis « 6M » car rien n’est jamais trop grand. Ils ont certainement les qualités et l’intelligence pour proposer d’autres perspectives. Alors si JE est une marque à consommer, mieux vaudrait qu’elle se transforme en une marque de respect pour les autres, l’environnement, soi-même.

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desmoulins 07/04/2011 10:37


La plupart d’entre nous fonctionnons à un niveau très inférieur à notre potentiel
• Parce qu’on ne dispose généralement pas d’une structure de soutien suffisamment solide.
• Parce que nous ne repérons pas d’opportunités assez motivantes.
• Parce que l’information à notre disposition et notre expérience ne sont pas suffisantes pour tirer le meilleur parti de nos talents, qui sont souvent cachés, peu développés, voire atrophiés.