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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

L’auteur Jean Charles Leroux se présente comme journaliste et écrivain.  Il mène son enquête sur « l’épopée Varilux ». Cette histoire débute dans les années 50 lorsqu’un jeune ingénieur de 25 ans passionné de mécanique et d’optique se lance le défi de créer un verre qui permettait de voir à toutes les distances. Cette réussite a contribué à la réussite du groupe Essilor entreprise Française côtée au CAC 40, multinationale de 30 000 salariés. Jacques Marseille, professeur à la Sorbonne et spécialiste de l’histoire des entreprises nous fait le cadeau d’un nouveau décalogue à destination des entrepreneurs. Ces dix commandements se libellent ainsi et préfacent l’aventure humaine de l’inventeur du Varilux Bernard Maitenaz :

·         Tu croiras en l’homme

·         Tu croiras au travail

·         Tu croiras en l’équipe

·         Tu feras preuve de patience

·         Tu épouseras le monde

·         Tu croiras à la coopération

·         Tu ne redouteras pas la concurrence

·         Tu respecteras le client

·         Tu sauras nouer des ententes

·         Tu sauras récompenser la vertu

Cette histoire est écrite comme un conte de fée, l’objet de la quête étant une bonne vue pour tous. L’histoire tient de la saga familiale. Le grand père fait carrière dans la société des lunetiers, puis le père suivant la « tradition familiale » y devient  chef de service  optique. Un peu comme la répétition d’un scénario de vie le fils s’inscrit dans les traces et les rêves de ses aïeuls. L’ouvrage est à multiple facette car non content de nous faire pénétrer sur le marché des lunetiers, il retrace une page de  l’économie des années 50 à nos jours. On voit au fil des paragraphes les manufactures d‘après guerre se transformer en entreprises modernes, sortir de leur pré carré hexagonal et affronter le monde. La société des lunetiers, berceau de l’histoire possède en outre la particularité de fonctionner sous forme de société coopérative (plutôt rare à l’époque), dont le capital appartient aux cadres. L’ouvrage montre au fur et à mesure l’évolution juridique et organisationnelle de la structure de l’entreprise qui s’adapte à de nouvelles formes de capitalisme. La culture de l’excellence technique oriente les décisions de l’entreprise à de nombreux moments clés, notamment  dans la conquête des marchés américains et japonais. Sur la forme le cahier central présente des photos en couleur expliquant la fabrication des verres progressifs, mais également des campagnes publicitaires de différentes époques de l’épopée. Les paragraphes sont courts les phrases portent le récit qui est organisé de façon rythmé. L’ensemble est facile à lire. La conclusion revient à cette caractéristique héritée des origines le personnel d’encadrement constitue le plus gros actionnaire d’Essilor. C’est certainement là que l’on peut trouver un esprit d’attachement fort à des valeurs qui ne sont pas seulement déclarées mais aussi vécues ensemble.

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