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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 


D’aucuns voient le chef comme un représentant d’une partie de l’organisation. Le sommet du corps, la tête, est même appelé le chef. Et le couvre chef est un symbole des différentes fonctions (toque du chef cuisinier, képi du général). La tête abrite les yeux et la bouche. On attend d’une tête bien faite des discours entraînant des messages forts, de la séduction, des ordres, de l’écoute. La terminologie du chef s’applique à des univers sociaux en vue et valorisés : le chef d’entreprise, le chef d’orchestre ou le chef cuisinier. Mais le vocable est aussi employé à des niveaux plus modestes les chefs de bande ou d’équipe sont moins prestigieux. Ces fonctions sont emblématiques d’un engagement du corps, toujours en mouvement. Le chef d’orchestre dans sa fosse ou le chef cuisinier dans sa cuisine jouent de l’agilité de leurs bras. Ils se doivent de faire bonne figure d’être visible et exemplaire. On exige du chef et de son corps qu’il dégage de l’énergie, qu’il soit entraînant dans ses déplacements. La santé n’est pas la moindre des qualités attendues. Le culte de la performance professionnelle, mais aussi sportive et sexuelle est si fort qu’il en vient à faire du corps une construction sociale. Il s’agit de se conformer à un idéal type du corps. Le corps est l’outil d’action du chef sur le réel. Souvenons-nous du pouvoir thaumaturge des rois francs. Il suffisait de toucher leur corps pour être guérit des écrouelles. Si l’héritage est passé, le chef ne guérit plus tout du moins il doit s’adonner  à un ensemble de pratiques sociales et sportives pour développer et entretenir son capital physique.

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