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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

Le récit de ce narrateur valorise une vision hiérarchisée de l’entreprise et des rôles qui s’y jouent qui fait échos à celle de la société. Même si ce dernier observe un délitement de l’ordre des choses. « Je suis un peu vieille France » confesse t-il à l’issue de l’entretien hors enregistrement. Formule qui résonne comme pour résumer une représentation de la société.

L’accession à la fonction de manager ressort comme  une forme de génération spontanée un processus naturel issu de la matrice sociale, une sécrétion normale du système de formation et d’éducation, « l’opportunité », les dispositions rencontrent les besoins.  « L’opportunité s’est présentée à un moment donné et je l’ai accepté ». Dans la narration cette prise de responsabilité fait parti de l’ordre des choses, d’un agencement préétabli. Cependant la prise de rôles fait l’objet d’un travail personnel sur son caractère, « son tempérament » qu’il convient de lisser et d’accommoder aux différentes personnalités, jusqu’à en jouer.

Tout le cheminement décrit par la suite est présenté comme l’histoire d’un apprentissage de soi. Etre/devenir manager « c’est une bonne opportunité de s’évaluer soi-même », de se développer « mener un groupe dans la direction qui est donnée je le conseille à n’importe quel jeune c’est vraiment le truc qui permet de s’épanouir ». La fabrication répond aux besoins de l’entreprise de se structurer et de s’organiser pour faire appliquer les décisions « du grand patron ».

La hiérarchisation des rapports sociaux et de l’entreprise, les lignes les frontières, les valeurs à suivre sont des points structurant pour trouver sa place. « Il y a un aspect discipline qui est en train de disparaître en quelque sorte dans le mode d’organisation du manager ce que je peux éventuellement regretter sur certains aspects ». Le manager et la hiérarchie apparaissent comme des figures simplificatrices « j’ai une réticence à me sortir totalement de l’aspect hiérarchique et de l’aspect avoir un chef ». La limite de cette posture se fait sentir et le besoin d’un coach permet de passer à une autre étape de la maturation personnelle.

Dans le même temps se rencontre la structure l’organisation, avec ses contraintes, ses limites, ses frontières, et ses servitudes de l’autre les sentiments pour soi, les doutes, les incompréhensions de l’équipe avec laquelle la communication fait toujours l’objet d’un effort, de patience, d’attention. La maturation personnelle se comprend comme composition de ce que le manager porte en lui de sa vision du monde et de celle des autres. Il passe par une modération, de sa vision et un effort d’intercompréhension des autres.

Le récit s’achève par un doute, car alors que la reconnaissance et la maîtrise sur l’environnement interne semblent établis, les échanges avec l’extérieur rendent « futiles », ces résultats, cette volonté « d’embarquer des gens ».

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