Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

Roland Labrégère se présente comme consultant et responsable d’enseignement au département des sciences de la formation et de la communication de l’ENESAD à Dijon. A travers son ouvrage il essaye de capter le management tel qu’il est vécu et non pas tel qu’il est professé, s’inscrivant en cela dans la distinction entre travail prescrit et travail réel. L’ouvrage se décline à partir des 26 lettres de l’alphabet qui sont un prétexte à organiser une pensée toute imprégnée de monde social. Ce que décrit l’ouvrage c’est le développement de  la culture professionnelle composite du manager dans le concret de leur fonction. Voilà les messages clés que l’auteur distille dans son ouvrage. Tout part de l’Autorité. Si le pouvoir du manager est une donnée attachée à son statut, l’autorité se construit dans la relation entretenue avec l’équipe. L’autorité s’impose par le charisme, la tradition  ou la loi ou encore l’expertise. Pour le manager l’autorité est l’alliée du pouvoir. L’exercice solitaire du management voit l’apparition de Bistrot c’est à dire d’instances de dialogue comme des groupes de paroles, des groupes d’analyses de pratiques professionnelles, l’accompagnement par un coach ou l’appartenance à un réseau professionnel.  Le management des Compétences est un choix de politique de ressources humaines il s’exprime tant pour les compétences individuelles que pour les compétences collectives et la formation est un des principaux outils de leurs développement qui échoient aux managers. Le management fait la Délégation. Si les prescriptions d’une bonne délégation sont légions et révèlent un style de management, la délégation réussie est à la fois source de contraintes pour le délégant et le délégataire. La conduite d’Entretiens renvoie aux techniques de communication, et se réfère à la maîtrise de gestes professionnels. La Formation est devenue une modalité de professionnalisation. La formation est devenue une activité intégrée qui se caractérise d’un glissement du social vers l’économique, qui se construit dans un environnement complexe, qui investit de nouveaux territoires et qui se diversifie dans ses finalités et ses pratiques. La formation en situation de travail, sur mesure, la formation-action, le tutorat, la formation à distance, les séminaires, la VAE étoffent les types de réponses possibles. Le management est une activité qui inscrit en son cœur les pratiques de communication au sein de Groupes en réunion, en projet, en créativité etc. Le manager est amené à être un expert des groupes et à jouer de nombreux rôles pour contribuer à leurs bon fonctionnement. L’ouverture vers de nouvelles possibilités est offerte par  le roman et les Histoires. Lire des romans permet de lire le monde. Les auteurs contemporains ou passés contribuent à l’enrichissement des référentiels des managers. Si le management voit aujourd’hui son utilité et sa nécessité admise devenir manager c’est aussi faire face aux Idées reçues en particulier celles sur la gouvernance, le pouvoir ou le changement. Manager au Jour le jour consiste à maîtriser une gamme de compétences pour résoudre des problèmes avec une aisance relationnelle tout en maîtrisant ses émotions. Avec la connaissance comme condition de la concurrence, le Knowledge management renvoie les managers à une nouvelle préoccupation la gestion des savoirs. La psychologie sociale qui s’est notamment développée avec Lewin participe du quotidien du manager qui cherche en toutes circonstances à tirer le meilleur des groupes qui lui sont confiés. La Motivation est une préoccupation des managers qui se soucient des représentations, du contenu et des conditions de travail, et des valeurs culturelles. Les managers sont confrontés à une diversification des organisations et se font Nomades ou gèrent des équipes nomades. L’Organigramme n’est plus conforme, l’informel et le formel se percutent et rendent difficilement lisibles les flux d’informations et les systèmes de décisions. Dans des environnements en mouvement le Projet est une modalité de management qui se veut flexible réactive et engageante. Le management de projet induit de nouveaux comportements savoir-faire et attitudes. La communication est si importante que des Quiproquos peuvent rapidement obérer la motivation. Le manager évolue entre des  Rôles c’est à dire des conduites normalisés et des  statuts c’est à dire des attitudes et des valeurs et des comportements auxquels l’entreprise demande de se conformer. Il est en permanence en train d’équilibrer ces deux pôles pour lui-même et ses propres collaborateurs. La tâche de manager est ardue  et nombre d’auteur pointent la Souffrance qui découle les nouvelles formes d’organisation du travail, en particulier l’individualisation  et impacte au premier chef les managers. Si le management invite à l’action les managers privilégient les communications orales aux Textes. L’écriture actuelle s’inscrit plus dans une communication par mail. Le risque de l’Usure est le mal qui guette les managers, le « management peut même être ressenti comme une instance d’imposition des formes de violence ». La pression, le stress, l’autoritarisme s’accompagnent de procédures d’implication fondée sur une politique de l’adhésion. Les Valeurs et les contres valeurs s’incarnent dans des relations interindividuelles, les managers sont pris dans une tourmente du sens dans l’idée d’un injonction paradoxale décrite par l’école de Palo Alto et Watzlawick. Le syndrome de Xanthippe du nom de la femme de Socrate que celui-ci aurait épousé pour éprouver sa propre patience guette le manager qui se doit de rester civil en toutes circonstances. La Yaca attitude caractérise une forme de management de l’échec basé sur le laisser faire. En fin et pour conclure le Zapping des organisations qui ne cessent de changer met à rude épreuve les relations de confiance qu’instaurent patiemment les managers qui inscrivent leur action dans la durée.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article