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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant 3 ans des chercheurs de l’école polytechnique  et des consultants du cabinet de conseil Bearing Point ont produit des articles pour le journal La tribune. L’ouvrage présent est une compilation des analyses publiées tout au long de cette période. L’axe stratégique est adopté pour la mise en page. Il est curieux que dans un monde ou tout va vite, et ou le trimestre tient lieu d’horizon on mette encore en avant la stratégie. Dès lors ce n’est pas étonnant que la première partie explore  les   temps de l’entreprise. Les nouveaux temps mis à l’honneur sont les temps numériques, le temps des communautés qui s’agitent sur le web et finissent par imposer une logistique inversée, perturber les biorythmes et créer une culture du zapping. Les innovations technologiques comme les puces électroniques permettent dans le même temps des gains colossaux grâce à leur capacité d’identification mais aussi l’avènement de big brother. A côté des temps courts et des messages instantanés les temps durables, ou les temps lents de l’action publique se préoccupent d’enjeux sociaux et environnementaux. La deuxième partie déploie les nouvelles frontières. Ainsi les enjeux de la mondialisation rappellent toutes les difficultés du management interculturel, ravive l’enjeu du fait ethnique. Le global marketing inclus les nouveaux pays émergents dans ses segmentations. La question des nouvelles responsabilités en particulier  des banques est abordée de même que l’évolution du rôle de l’état et de l’action publique ou du développement durable comme moteur de l’innovation en particulier dans le secteur de l’énergie. Les promesses de la dématérialisation, et des mondes virtuels regorgent d’innovations potentielles ; cybermondes et territoires de l’imaginaire sont à conquérir. Les entreprises détiennent parfois sans l’exploiter un capital informationnel, dans le même temps avec internet  un flux d’information est accessible à tous. Si les distances changent de sens en particulier avec les délocalisations, les ultranautes surconnectés imposent l’idée de présence et de virtualité. La troisième partie porte sur les innovations et les nouveaux modèles qui se mettent en place. La bulle internet a fini par crever mais de nouveaux flux d’affaires se sont installés le C to C (customer to customer) et le C to B (customer to business) se répandent. Grace à l’irruption de consommateurs curieux et engagés sur le marché des gisements d’idées nouvelles sont à capter par les services R & D qui revoient leurs interactions internes et externes pour être plus créatifs. Dans le domaine des politiques publiques les pôles de compétitivités sont un exemple des nouveaux liens qui se mettent en place. Les processus de créativité s’organisent : abondance, bouillonnement, divergence, détection. L’enjeu de la créativité est la différenciation : forums, boîtes à idées, groupes de réflexion, scénario, challenges, mind mapping, « bed-nap-bath et brain storming » de toutes sortes secouent les logiques admises. Dans le théâtre de l’innovation R&D et marketing cherchent leur unité de temps, de langage et d’objectif pour être plus performants. La course au renouvellement impose de nouvelles contraintes organisationnelles comment innover et  développer les organisations dans le même mouvement ? Comment concilier temps long de la recherche, temps de production et temps de lancement ? Les nouvelles ressources de l’innovation se nichent dans de nouvelles modalités de coordination entre l’industrie et ses partenaires. La course vers l’avantage concurrentiel architectural entre partenaires est lancée. Qui sera  le mieux placé dans les réseaux de partenaires ? Le concept d’identité organisationnelle rassemblerait au-delà de la marque et du produit les acteurs de l’entreprise qui seraient autre chose qu’un agrégat d’individus. Le style même de l’organisation créerait de la motivation. L’innovation ne se confond plus avec le nouveau produit, le principe du lifecycle management réaffirme la nécessité d’apporter des éléments de différenciation visibles par le client et d’intégrer plus de contraintes. S’associer pour innover devient un axe de la valeur. Par exemple : les communautés de consommateurs promeuvent un nouvel artiste, le web 2.0 permet la co-création, les places de marchés virtuelles accélèrent les échanges, les nouveaux éco-systèmes rendent possibles une segmentation efficace des tâches. Co-développement et co-innovation obligent à repenser rentabilité, équité et partage des risques et des gains. La quatrième partie développe la gestion de la complexité. Les nouvelles variables y sont précisées de même que les formes de gouvernance et les codes de conduits qui se mettent en place. Face à une monté des communautés, des formes de coopération, des enjeux sociaux, métiers et professions sont touchés. Des métiers nouveaux font leur apparition : webmaster (1996), netsurfer (1996), référenceur (1999), webplanner (2000), trafic manager (2001) entament leur professionnalisation. Face à une pression attendue de performance, les cadres sont tenus de se protéger des technologies intrusives, d’apprendre à travailler en réseau. Le management actuel se repense à l’aune du participatif, du sociétariat, et des communautés professionnelles. A en croire certains spécialistes du management la succession des modes managériales s’accélère. Tous les 2 ans apparaîtrait une nouvelle mode. Si ce recueil n’échappe pas à cette fuite en avant, il est néanmoins possible d’imaginer qu’une ou deux idées originales présentées survivront à l’impitoyable sélection des choix organisationnels. Cela serait dommage de passer à côté

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