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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

masses-humaines.jpgVoici aujourd'hui une nouvelle approche de la formation qui apparait sous le vocable anglais de social learning. Derrière cette dénomination il faut comprendre que la formation se déroule en valorisant le "social". Les interactions humaines sont valorisées qu'elles soient menées à l'aide de technologies numériques ou de modalités de travail en groupe. Le fondement d'une telle approche pourrait s'appuyer sur des auteurs désormais classiques tels que le psychologue Albert Bandura qui montre tout le rôle de l'autre dans la formation de soi. L'engouement actuel est certainement du à l'explosion des réseaux sociaux (facebook, viadeo, linkedin) qui autorisent des rassemblements, des partages, des diffusions, des créations en commun. Le social learning interpelle les façons d'être  et d'apprendre en groupe soit dans des dispositifs structurés mais le plus souvent en marge de programmes ou d'institutions. Les apprentissages informels sont convoqués de même que les dérives sur les réseaux. Derrière ce projet pédagogique, c'est une nouvelle forme d'émancipation qui s'installe. Cette élancipation par rapport à une unique source de savoir, mais surtout contre un sens univoque porté par un maître autorisé. Un peu à la façon dont la fameuse encyclopédie wikipédia lisse les erreurs et les imprécisions, les approches réticulaires et intersubjectives des réseaux numériques et humains apportent un surplus de partage à la connaissance. Ce n'est plus seulement l'apprentissage autodirigé d'un seul qui s'organise, mais bien l'apprentissage autodirigé d'un réseau ou d'un groupe. La masse humaine qui se connecte finit par s'autoorganiser, trouver ses propres repéres à l'exemple des photos d'art contemporain qui nous montrent des amas de corps dont un seul peut être choquant mais dont le cumul produit un effet graphique et une impression esthétique.

 

 

 

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