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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

 

Lorsque l’on observe le monde, l’apprentissage informel nous semble la forme la plus courante. L’apprentissage par imitation, copie, modelage, exemplarité par frottement avec le milieu qui nous entoure est répandue.

Par exemple le trimurthi Indien engage  la relation guru / disciple, ainé / dévot, professionnel / apprenant pour transférer les savoirs non-écrits. L’apprentissage informel est même l’un des moyens les plus usuels lorsque la scolarisation est absente ou trop onéreuse. Plus de 80% de nos connaissances en découleraient selon des études de Tough datant déjà des années 70’s. Selon le découpage promu par la commission européenne, les apprentissages informels se distinguent de l‘apprentissage formel (normé et reconnu par des titres et diplômes), et de l’apprentissage non-formel (apprentissage organisé mais non certifiant). L’apprentissage informel se présente comme une forme d’éducation silencieuse, ou buissonnière. Il se glisse dans les interstices à l’occasion d’autres activités. C’est un apprentissage accidentel ou incidentel, un apprentissage du quotidien, ou au quotidien. Il se déroule en tout lieu c’est pourquoi d’aucun évoque l’apprentissage professionnel informel, et d’autres parlent de développement d’habitus scolaires. Les présentations de ce matin visent à montrer des illustrations de cet apprentissage dans des mondes aussi variés que possible : le monde de la santé, celui de la cité et celui de l’entreprise. L’expérience humaine et personnelle joue un grand rôle dans son développement. C’est un apprentissage que l’on pourrait qualifier de situé, en contexte ou lié à des événements et des rencontres. De là à dire qu’il s’agit d’un apprentissage expérientiel ou biographique et que chaque instant de notre vie nous apprend, il n’y a qu’un pas que Pierre Dominicé va peut être nous aider à franchir. Débattre de l’apprentissage informel d’une certaine façon, c’est le rendre reconnaissable, lui donner une forme. C’est un rien paradoxal que de formaliser l’informel. Quels sont les enjeux de formaliser l’informel ? Contrôler ce qui se passe ? Etablir différemment des relations de pouvoir ? Elaborer des solutions économiques aux besoins de formations ? Aider les apprenants à s’émanciper dans leurs rapports aux savoirs ? Nous aurons l’occasion de débattre de ces questions dans les ateliers de l’après midi organisé autour des trois mondes déjà cités.

Bien sur même si des orateurs ont préparé des expériences à partager nous appelons à des débats  informels.

Enfin et pour conclure une journée déjà bien remplie nous accueillerons Victoria Marsick en vedette américaine. Nous bénéficieront d’une traduction en direct live. Victoria spécialiste américaine du self directed learning de l’université de Columbia développera les dernières approches sur la question. Car s’il y a apprentissage informel, l’engagement dans l’acte d’apprendre est du fait de l’individu lui-même consciemment ou à son corps défendant. En effet s’il y a d’abord une socialisation ou un apprentissage tacite on peut aussi repérer des apprentissages fortuits apprentissage non intentionnellement recherché, coproduit d’une autre activité, et des apprentissages autodirigés. C'est-à-dire un projet éducatif entrepris sans l’aide d’un professeur. Sur ces points Victoria Marsick nous fera bénéficier de l’expérience de ses recherches.

 

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