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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

Rizzolatti est professeur de physiologie humaine Il dirige le département de neurosciences de l’université de Parme. Sinigaglia est professeur de philosophie des sciences à l’université de Milan. Tous deux sont passionnés par le cerveau et cherchent à en comprendre le fonctionnement et les interactions avec l’environnement. L’ouvrage qu’ils nous proposent est une synthèse de plusieurs années de leurs travaux et expérimentations. Avec l’avènement des scanners ou la mesure de l’activité magnétique du cerveau l’exploration de la construction de la pensée s’accélère. Il est désormais possible de visualiser l’activation des neurones. En fonction de tâches où d’exercices que l’on soumet à un singe ou à un homme, voici comme une lampe qui s’allume et que l’on peut tracer avec des instruments de mesure, et reporter sur des schémas ou des cartes mentales. Des zones du cerveau s’éclairent et s’activent. Des neurones se connectent. Rizzolatti et Sinigaglia repèrent même des neurones-miroirs. Ils montrent comment nous avons jusqu’à présent séparé la pensée sur l’action et l’action elle-même, alors que cette distinction est fort discutable. En effet, lorsqu’un homme en observe un autre réalisant certaines tâches, les deux hommes activent les mêmes zones neuronales. Saisir une tasse de café ou voir un autre le faire produirait le même schéma de déclenchement des neurones chez les deux sujets de l’expérience. Rizzolatti et Sinigaglia semblent percer le mystère de l’imitation. La stimulation de deux cerveaux par initiation et par imitation serait de nature très proche. Plus encore il existe des objets et des zones de proximité dans lequel le cerveau reçoit des stimulations particulières. C’est ainsi que l’ensemble des interactions possibles entre des objets saisissables et le corps seraient susceptibles d’activer les neurones. Il s’agit ici du principe d’affordance selon lequel les objets par les usages qu’ils suggèrent activent des gammes d’actions dans le cerveau. L’objet et le cerveau seraient donc intimement liés par des usages tacites. L’objet se fait ici prolongement du corps. Contrairement à une idée reçue il n’y aurait pas d’un côté un cheminement de la pensée sur un objet puis une manipulation mais une activation réciproque et simultanée. Les usages possibles de l’objet sont également variables au fur et à mesure du déplacement du corps et de la transformation des référentiels de décision. Les expériences de Rizzolatti et Sinigaglia permettent de distinguer d’une part des zones péri-personnelles celles qui sont, pour ainsi dire, à portée de main et d’autre part des zones éloignées de l’action manuelle, ou à portée de vue. Le recours à la main pour sentir son environnement et enclencher son cerveau débuterait dès le fœtus. Le pouce trouverait la bouche pour un mouvement de succion. Dans la zone péri-personnelle, le cerveau disposerait d’une gamme d’action élargie. Le couple œil-mains dispose encore certainement de potentialité. A lire cette description le cerveau et ses connexions n’en finissent pas de nous étonner. Faire quelque chose et l’imaginer ne reviennent pas au même et pourtant il se pourrait que pour le cerveau cela soit le cas.

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Clovis Simard 12/07/2012 03:44

Blog(fermaton.over-blog.com),No-22. - THÉORÈME CARDIO. - Le cerveau du coeur ?

CRISTOL DENIS 12/07/2012 10:57



Merci pour cet apport complémentaire