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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

 

 

 

 

Schneider et Barsoux officient à l'INSEAD. Cette école a misé de longue date sur la dimension interculturelle pour développer des profils de managers internationaux. Leur ouvrage se situent dans la veine comparative et différencialiste anglo-saxone, l'ouvrage est d'ailleurs une traduction de l'original anglais. La première partie s'attache à décrire la façon d'appréhender une culture. L'idée sous-jacente développée est que le phénomène culturel peut être identifié par des artéfacts et des comportements, une architecture, un design, des habitudes de salutation, des codes vestimentaires, des formes de contractualisation, des croyances et des valeurs différentes. Selon la thèse proposée, les cultures pourraient être comparées. Puis les auteurs égrennent l'interaction des sphères culturelles régionales, sectorielles, de métiers, fonctionnelles, et d'entreprise. Dans une deuxième partie les auteurs nous expliquent comment gérer les cultures et en tirer avantage en complétant les approches et les avantages de chaque culture mise en présence. L'étude de cas de deux banques met en perspective l'approche danoise et l'approche espagnole et s'engoufre dans l'idée de distance culturelle. Dans la troisième partie la gestion des différences culturelles est abordée. Le profilt du dirigeant commercial est brossé de même que l'équipe multiculturelle est organisée. Le dernier chapitre est aussi une forme de conclusion qui ouvre sur l'éthique des affaires et la responsabilité sociale, toujours dans l'idée de la soft law anglo-saxone. Si l'ouvrage est richement documenté, il apparaît particulièrement ethnocentré. Derrière une volonté affichée de faire des affaires ensemble, il découle de la lecture un sentiment d'acculturation. Une recherche de maîtrise et d'anticipation des comportements de l'autre. A force de description la culture apparaît plus comme une réification un objet social qui vivrait en dehors de la présence de personne de chair et d'os. L'ouvrage renforce finalement des stéréotypes et se concentre sur ce qui nous sépare plutôt que ce qui nous réunit. L'homme universel pensé par la révolution française est une option déniée. En somme l'ouvrage ouvre à une forme d'internationalisation qui est faite d'acculturation aux modes dominants de la pensée anglo-saxone.

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