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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

Manager pendant la plus grande partie de sa carrière chez Unilever, Johnson et Cofinoga, Alain-Frédéric Fernandez a aussi été assistant parlementaire et responsable d’un service DRH Formation. Actuellement senior manager du cabinet Orchestra, il est également l’auteur du « DIF », de « Demandez votre DIF » et de « 25 questions sur l’entretien Professionnel », ouvrages pratiques sur la réforme de la formation professionnelle. Ce nouveau livre se présente essentiellement comme un guide pratique comportant de nombreux outils, utilisables en fonction d’une variété de besoins se présentant au manager novice ou expérimenté. Le guide se donne pour objectif la professionnalisation de ces managers. Incidemment, cette approche s’inscrit dans le courant plus vaste qui laisse actuellement à penser que le management serait un métier, et que les managers doivent maîtriser nombre d’actes professionnels, de plus en plus codifiés. Voici comment en préambule Alain-Frédéric Fernandez nous présente sa vision du développement des managers :« Manager et être manager. Ces deux pôles constituent la posture managériale. En même temps, le manager n’est pas né manager, il l’est devenu, dans le meilleur des cas ou il en souffre dans les pires conditions. Devenir manager est le fruit d’un long apprentissage, mais suppose de posséder une aptitude basique : la résistance à la frustration. » Après avoir posé son propos, l’auteur développe ses solutions au cours de trois parties pour mieux vivre et maîtriser cette posture écartelée qui l’amène plus que jamais à prendre des initiatives stratégiques et à gérer le quotidien de l’équipe. La première partie détaille et est justement centrée sur les postures, la deuxième est une « explication de texte » sur les mots clés utilisés par les managers et la troisième est une présentation d’outils choisis. Tout d’abord les postures du manager se traduisent par des actes et des engagements au quotidien. La dimension temporelle, la gestion des situations difficiles, l’élaboration de tableau de bord humains sont les points clés. L’idée  originale défendue est la négociation de « contrats de management », tant en direction de l’entreprise, qu’en direction des managés. L’idée de posture revient sur le devant de la scène comme un moyen de résoudre les paradoxes et contradiction vécus et intégrés par les managers. Dans un deuxième temps, les 60 mots clés proposés se posent comme en opposition au « parler creux sans peine », que l’on a longtemps reproché aux managers. Il s’agit ici de réhabiliter des mots et de défendre leur sens et leur impact dans les relations de travail. La définition des termes est simple et sans ambiguïté. En accordant une importance à des mots tels que courtoisie, autorité, ouverture, réunion, projet, réseaux…, l’auteur nous rappelle que le management est aussi, et surtout ? maîtrise d’un langage. Ces mots incarnés sont articulés à l’action. Six catégories sont distinguées. Les mots pour l’exemplarité du manager, les mots pour la motivation individuelle et collective, les mots pour optimiser sa production de manager, ceux pour faire monter en compétence les collaborateurs, ceux propres à la « psychologie » du management et enfin les mots pour un management tactique. Enfin, la dernière partie de l’ouvrage reprend une description d’outils du manager. Il s’agit d’un choix d’outils particulièrement pertinents dans la conduite qui nous recentre sur l’essentiel. Sont ainsi développés et explicités le modèle de contrat de management, le support d’entretien professionnel, la fiche d’évaluation d’un collaborateur, la fiche d’accompagnement d’une demande de formation, la description des compétences individuelles et collectives, de l’équipe, la fiche de fixation d’un objectif, le compte rendu de réunion, la carte mentale, la check list de préparation d’une réunion, la check list de préparation d’un discours, le plan de remplacement des membres de l’équipe et la carte de rémunération de l’équipe. Tous les outils présentés sont opérationnels et immédiatement utilisables. A l’égal de l’ouvrage la conclusion est sobre et concise, loin de partir sur de grandes envolées managériales, elle reprend quelque point de synthèse essentiels aux yeux de l’auteur et invite à pousser jusqu’au lexique qui donne pour chaque mots repris les principes managériaux pertinents que l’auteur a identifié au cours de sa carrière. En somme un ouvrage qui ne prétend pas faire une révolution à l’aide grandes phrases ou de développement conceptuels, mais qui nous interpelle par un retour au bon sens et à des idées éprouvées.

 

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