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Publié par CRISTOL DENIS

Le choix d'une méthode de facilitation est simultanément une prise de responsabilité, une prise de pouvoir, une prise de risque.

Une prise de responsabilité
Embarquer un collectif dans un protocole d'interaction plutôt que dans un autre est un choix qui va conditionner le type même d'initiatives, de réactions, de formes de créativité autorisées. La forme est révélatrice du fonds. C'est une façon de plier ou déplier toutes les relations humaines qui peuvent se jouer. Faciliter consiste aussi à être attentif aux méthodes retenues pour que les fins que poursuit un groupe se rapprochent.

Une prise de pouvoir
En tant que méthodologue, le facilitateur peut induire des formats d'échange qui correspondent à sa vision du monde. Il en tirera avantage comme le joueur d'échec qui connaît le déroulement possible d'une partie à partir du seul coup d'ouverture.

* S'il est a l'aise avec l'échange libre, les associations inconscientes il privilégiera des cadres d'interaction ou des processus parallèles et des transferts peuvent se jouer comme dans une cure psychanalytique. Le groupe se trouve appelé à jouer un rôle de contenant et de vivre ses affects comme moteur.

* s'il privilégie la dignité de prise de parole un écrasement des rôles et des statuts il choisira un cadre de décision sociocratique, des modes de choix par bonification et consentement.

* s'il souhaite accélérer la maturité du groupe de façon concrète il l'engagera dans un questionnement organisé par exemple de codéveloppement professionnel.

Une prise de risque
Faciliter passe par rendre fluide les interactions pour qu'un collectif aboutisse mieux et plus vite à un résultat partagé. Un choix d'approche de facilitation est un risque si le décalage est trop fort par rapport à une culture d'entreprise.

Chaque méthode met sur le devant les préoccupations de sa place dans un processus, du pouvoir ou des compétences pratiques à mettre en oeuvre. Pour éviter un écueil qui pourrait parfois être une manipulation, le facilitateur peut induire de la cofacilitation pour ne pas porter seul le processus d'interaction. Il gagne à coconstruire avec les participants pour qu'ils s'inscrivent dans la dynamique de facilitation tout en l'imprégnant de leur propre culture professionnelle.



 

Choisir une méthode de facilitation
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