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Publié par CRISTOL DENIS

Sandra Enlart et Olivier Charbonnier animent DSides un laboratoire de recherche qui s’intéresse à la digitalisation des organisations. A partir de leurs expériences, ils publient régulièrement leurs analyses et donnent leurs points de vue sur la transformation du travail. Ils utilisent dans chacune de leurs études cinq dimensions : le temps, l’espace, le collectif, le management et les dirigeants. Entre les premières observations réalisées il y a une dizaine d’années et aujourd’hui l’enthousiasme pour internet et ses potentialités est devenu moins exubérant. Le digital serait pour partie en voie d’instrumentalisation (humain augmenté, corps quantifié, captation de données personnelles et appauvrissement de l’attention). Certaines conséquences seraient passées sous silence, une libéralisation excessive entrainerait de nouveaux maux. Un foisonnement de start-ups chercherait à hacker le monde participant du  fait à l’accélération de la transformation du monde. Ils décrivent dans leur ouvrage l’irruption du digital dans le corps humain, les nouvelles liaisons numériques, l’impact de la robotisation, et l’obsolescence de l’homme obligé de s’augmenter pour tenir la comparaison. Le monde de l’abondance (de données, de relation et de service) qui nous est proposé compenserait le prix à payer. Si l’ouvrage montre bien la façon dont nous percevons notre vie comme un continuum, il montre aussi tout l’intérêt de combiner digital et non digital low-tech et high-tech, réel et virtuel.  Les deux auteurs imaginent une fonction d’étableur à partir de l’idée de Robert Linhart et de son ouvrage « L’établi » dont la fonction sera d’aider ses collègues dans la compréhension du monde digital.

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