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Publié par CRISTOL DENIS

Une prise de responsabilité

Embarquer un collectif dans un protocole d'interaction plutôt que dans un autre est un choix qui va conditionner la forme d'initiatives, de réactions, d’énergie, de formes de créativité autorisées. La forme est révélatrice du fonds. C'est une façon de plier ou déplier toutes les relations humaines qui se jouent dans la situation proposée. Faciliter consiste aussi à être attentif aux méthodes retenues pour que les fins que poursuivent un groupe se rapprochent.

Une prise de pouvoir

S’il se réduit à être méthodologue, le facilitateur induit des formats d'échange qui correspondent à sa vision du monde. Il en tirera avantage comme le joueur d'échec qui connaît le déroulement possible d'une partie à partir du seul coup d'ouverture.

  • s'il est à l'aise avec l'échange libre, les associations inconscientes il privilégiera des cadres d'interaction ou des processus parallèles ou des transferts se jouent comme dans une cure psychanalytique. Le groupe se trouve appelé à jouer un rôle de contenant et de vivre ses affects comme moteur.
  • s'il privilégie la dignité de prise de parole un écrasement des rôles et des statuts, il choisira un cadre de décision et des modes de choix par bonification et consentement.
  • s'il souhaite accélérer la maturité du groupe de façon concrète il l'engagera dans un questionnement organisé par exemple de codéveloppement.

Chaque méthode d’interaction utilisée appelle des réactions de groupe et des potentiels différenciés.

Une prise de risque

Faciliter passe par rendre fluide les interactions pour qu'un collectif aboutisse mieux et plus vite à un résultat partagé. Un choix d'approche de facilitation est un risque si le décalage est trop fort par rapport à la culture de l’institution dans laquelle on souhaite l’implanter.

Chaque méthode met sur le devant les préoccupations de sa place dans un processus, du pouvoir ou des compétences pratiques à mettre en œuvre. Pour éviter un écueil qui pourrait parfois être une manipulation, le facilitateur introduit de la cofacilitation pour ne pas porter seul le processus d'interaction. Il gagne à coconstruire avec les participants pour qu'ils s'inscrivent dans la dynamique de facilitation tout en l’imprégnant de leur propre culture.

Choisir une méthode pour conduire un groupe : une triple responsabilité
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Taesch 26/05/2018 08:52

Connaissez vous les liberating structure ? La convergence ou la divergence vont être géréesstructurellement , plutôt que de dépendre du savoir être du facilitateur.

http://www.taesch.com/cognitive/structures-liberantes-in-paris

La brique de base
http://www.liberatingstructures.com/1-1-2-4-all/

L équivalent d un codev
http://www.liberatingstructures.com/8-troika-consulting/

cristol 26/05/2018 07:18

Moins une hiérarchie que des composants qui se combinent

Taesch 26/05/2018 08:44

Donc Une composante de réflexion, une composante de décision, et la troisième ? Du soutien ?

Taesch 26/05/2018 06:53

Les 3 nouveaux ( parole libre, décision consentement, vidéo). Boys les voyez comme une hiérarchie ? Oh comme des choix indépendant ( //, plat).

Taesch 28/05/2018 06:31

Ça rejoignais certaines de mes réflexion sur la facilitation , les postures du facilitateur et les niveaux de maturité ( en spirale dynamique ). Mais il me manquait des composantes. D'où ma question. ( dsl double paste au mauvais endroit )

cristol 26/05/2018 08:52

Oui on peut dire cela ainsi. Y a t-il quelque chose qui vous intrigue?

Taesch 26/05/2018 06:50

Très intéressant. Nd manque t il pas un mot la. Pour être sur: je le comprends ainsi :s'il privilégie la dignité de prise de parole **a** un écrasement des rôles et des statuts, il choisira un cadre de décision et des modes de choix par bonification et consentement.

cristol 26/05/2018 07:18

oui c'est mieux écrit