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Publié par CRISTOL DENIS

Ayant le plaisir de participer à une table ronde vivante le 15 septembre pour l'événement et la célébration de 30 ans de coaching et de culture CT, je partage dès à présent un texte prospectif écrit avec le regard critique de 15 coachs sur lequel j'aimerai avoir vos réactions (5 questions incluses dans le texte), afin d'alimenter les échanges auxquels je suis conviés.
 
Bien à vous et magnifique été avec tous ceux que vous aimez
Introduction

Le questionnement ici proposé aux coachs se place  dans une perspective d’avenir quant à la vie, l’humanité, la terre, les relations aux autres, les entreprises, l’économie, le leadership, la société, la culture etc. Il s’adresse aux coachs qui sentent que leur mission-profession-vocation-passion va au-delà de la seule adaptation du coaché à une situation. Il touche à la politique, à la culture, à l’éthique etc. Il ne saurait donc épuiser le sujet. Ce texte a été bonifié par le regard critique et les réactions bienveillantes d’autres coachs à qui il a été soumis. Merci à eux. La question aux coachs part de l’impact des mutations actuelles sur les conditions même de la vie sur notre planète et l’intuition que des réponses collectives sont indispensables.

La thèse principale développée est celle de l’ouverture et de l’amour de soi, des autres et de la nature comme moyen d’intervention bénéfique pour  un système dont nous sommes partie prenante. Il part du constat que les dérèglements actuels proviennent d’un manque d’altérité et de coopération. Il propose aux coachs qu'ils aillent chercher au plus profond "du puis de sens" constitué par tous les éléments fondateurs de notre environnement et de sa complexité pour participer aux transitions qui affectent la nature, à commencer par la nature humaine. C’est un appel à une prise de responsabilité.

Partie I Le coaching interpellé

Les mutations actuelles massives interrogent les limites du coaching

Les trois changements d'R imposent à tous de réagir chacun au niveau de ses possibilités :

  • Changement d‘èRe les temporalités continuent de s'accélérer et de se bousculer. La prise de conscience de notre bref passage dans ce monde exacerbe le désir d'en profiter au plus vite. Les temps urbains, ceux des affaires, ceux de la nature, ceux de nos corps et de nos esprits sont éclatés. Des référents aussi variés nous écartèlent et brouillent l'urgent et l'important. Nous consommons sans compter et nos désirs illimités impactent le vivant.
  • Changement d’aiRe les espaces vitaux se rapprochent et les modes de vie s'interpénètrent. Les espaces en ligne brouillent les frontières et installent partout de la porosité. L’ubiquité, le sentiment de connexion continue, l’hyper-connexion raccourcit et met en lien nos repères espace-temps. Nous occupons tout l’espace au détriment de toute autre forme de vie.
  • Changement d’aiR la planète suffoque de trop de pollution. La masse humaine se plait à croire qu'elle pourra toujours consommer plus, mais la régénération de nos biotopes est affectée. Chaque année la force de la mousson, le niveau des nappes phréatiques, l’intensité des cyclones, la fonte des glaciers nous inquiètent un peu plus. Les grandes espèces de mammifères disparaissent les unes après les autres[1]. Nous ne conserverons des animaux que les logos commerciaux de nos pumas sur des baskets, ou des lions sur des barres chocolatées. Les ours polaires et les éléphants en peluche que nous donnons à caresser à nos enfants  perdront-ils tout lien avec le vivant ? Que dira-t-on à nos enfants ?
    Pour la première fois, des études scientifiques imaginent la 6ème extinction de masse. Il s’agit cette fois de l'humanité. La situation ressemble à celle qui a affecté les dinosaures il y a 65 millions d’années[2] : un changement trop rapide de milieu qui interdit toute adaptation. La peur ne mobilise pas en matière d’environnement. L’exposé réalisé reçoit un succès d’estime et puis chacun passe à autre chose. Les coachs ont le pouvoir d’agir au sein de leur métier.
     
    Question 1 :   Pensez-vous qu'un coach par son métier a le pouvoir d’agir sur les évolutions de la nature et de l’environnement dont nous faisons partie  ?

    Sondage :  d’accord – moyennement d’accord- pas d’accord 
Ces changements sont autant de défis qui s'adressent à tous

Les coachs sont auprès de ceux qui vivent les tensions de transformation pour eux-mêmes et les équipes qu'ils managent. Les coachs questionnent le sens du futur émergent. Ils sont équipés émotionnellement et cognitivement pour écouter ce qui vibre dans les organisations, la complexité, les systèmes, les forces sociales et le vivant qui donnent sens à nos existences. Comment réinventent-ils leur pouvoir d'agir et de questionner? Comment s’engagent-ils? Comment questionnent-ils leurs clients ? Que font-ils quand ils prennent  la mesure que le changement est une somme d’une multiplicité de décisions individuelles ?

Le sens du coaching questionné

La relation du coach et du coaché est systémique. A-t-elle vocation à s’ouvrir au-delà du cercle de confiance et d’échanges créé entre les partenaires immédiats ? Est-il nécessaire de faire entrer dans ce « travail positif » d’autres éléments que la réalité ou les réalités perçues du système par l’intéressé ?

 

La question que je pose est celle de la possibilité d’élargir la prise en compte du système par le coaching. Est-il encore possible de ne traiter que de la relation du coaché dans son environnement professionnel immédiat, quant aux abords, d'autres hommes, la nature, les générations futures sont ignorés, voire sacrifiés à la seule cause économique immédiate? Est-il possible, souhaitable de faire entrer dans les interrogations du coaché d’autres préoccupations que les siennes ? Le coach devient-il un gourou, s’il apporte des questions exogènes à la situation présentée? Un coach peut-il se sentir complètement serein si après son intervention il laisse un individu en phase avec son entreprise, mais une entreprise en pression sur son environnement? Où s'arrête la mission du coach? Doit-il placer des limites au système qu’il prend en compte dans son intervention ? Dans ses valeurs de coach l'amélioration de la relation à l'organisation avec le macro-système qui l'encapsule est-elle peu ou prou présente? Qui a dit de façon définitive que le coaching ne pouvait sortir d'un triangle entre coaché, entreprises et coach? Que se passe t'il quant à l'extérieur du triangle la maison commune est en feu (dérèglement climatique, crise migratoire, déséquilibre économique, pollution, disparition massive des espèces) ? Jusqu'où va la responsabilité de celui qui se donne pour mission de faire grandir les compétences individuelles et collectives et celle de l'organisation ?  Comment accompagner, les individus, les équipes et les organisations dans la liberté de co-créer des solutions et des résultats qui servent un bien être cohérent et global ?  Comment et avec quel système de valeurs accompagner la navigation dans le XXIème Siècle ? Le coach a plus ou moins une conscience de l’impact systémique et implicite de ses interventions qui vont au-delà du triangle. Comment répond-il à ces questions ?

Doit-on répondre à toutes les questions que pose le système en tant que coach ?

Les questions posée viennent du sentiment que la seule augmentation du pouvoir d'agir d'un individu, serait-ce le dirigeant, est insuffisante pour répondre aux enjeux collectifs actuels. Si la porosité entre le dedans et le dehors des organisations est un fait acquis, par la mobilité des personnels, par les apports ponctuels de consultants, par la relation aux clients et aux fournisseurs, par la contrainte légale, par l'effet des outils numériques, pourquoi les enjeux majeurs de société et d'environnement ne pénètreraient-ils pas aussi? De nouvelles générations semblent se poser ces questions avec force.

Une partie des coachs ne peut-elle pas devenir éveilleur majeur de cette porosité? Lorsque l’on éveille la conscience d’un individu n’est-ce pas la conscience de tout le système qui est éveillé ? Quelle est la part de motivation personnelle à se réaliser des coachs quand ils embrassent ce rôle d’éveilleur, cette mission, ce métier ? Pourquoi entendent-ils mettre plus d'humanité et de vie dans l'entreprise? Pourquoi ont-ils réussi à le faire avant, quand ils étaient formateurs, managers ou consultants? Visent-ils un niveau de conscience plus élevé? Chacun détient sa propre réponse à son niveau d’engagement. Si pour nombre d'entre eux la motivation profonde est d'ancrer la colonne vertébrale du sens, alors la question de la planète qui nous porte et de l'humanité qui nous relie est à poser en clé de voute de leur action. Certains coachs ne la placent-ils pas au cœur de leur vie? Ils sont en train de donner plus de sens aux nouvelles façons de coacher.

 

Question 2 :   Pensez-vous qu'un coach peut poser des questions systémiques à son coaché allant jusqu'à inclure  la nature qui nous abrite ?

Sondage : d’accord-moyennement d’accord-pas d’accord

Partie II Approfondir le sens du coaching

Agir sur les implicites

Les liens invisibles maillent les organisations. Il s’agit du pouvoir, de l’argent, des temporalités, des désirs, des besoins de reconnaissances etc. Ces liens participent de la trame qui constitue la vie d’un ensemble humain. La question des rapports aux architectures implicites, aux liens subtils qui nous unissent, est à explorer une fois de plus au regard de ces défis. A ce titre, les cadres de référence du coaching peuvent-ils s'infléchir vers une visée plus large que l'ambition d'une aide individuelle : de croissance, de performance, de bien-être, de repositionnement, orientée-solution ? Ne devraient-ils pas embrasser plus fortement la dimension collective, voire sociétale seule à même de partager la responsabilité sur le vivant et d’intégrer la dynamique de ces liens? Il semble important de s’inspirer et de généraliser les pratiques de certains coachs et de prendre plus encore en considération :

  • les temps lents de construction des collectifs et de la maturité coopérative pour agir à contrecourant des habitudes,
  • les dynamiques consolidant des communautés restauratrices, celles qui se soucient du long terme dans des logiques sociales, environnementales et inclusives et pas seulement l'entretien et la régulation de communautés rétributrices, celles qui visent la performance exclusive, l’exploitation de toutes ressources, l’enrichissement et la reconnaissance des seuls meilleurs contributeurs,
  • les cheminements plus fréquemment collectifs pour élaborer des récits de "sois" partagés, des récits à même de nous sortir d’une abondance triste pour nous connecter au vivant,
  • la réflexion sur les places que l'on prend et les places qu’on ne laisse pas seulement au regard de sa carrière mais à l'aune du destin et des connaissances communes,
  • les écarts entre intentions affichées, souvent généreuses et altruistes, et les comportements effectifs vécus dans les entreprises et administrations,
  • la part des désirs individuels et celle des besoins collectifs,
  • les équilibres entre l'organique créatif et le planifié structurant. Quel chaordisme[3] compose l'équilibre de l'organisation? Comment se situer dans cet équilibre?
  • les niveaux acceptables d'objectifs proposés par les structures et les contraintes intériorisées par les coachés, la pression induite sur l’environnement et d’autres hommes,
  • les écarts entre ce que nous sommes individuellement et ce que nous aspirons à être collectivement,
  • l'énergie mise pour « lutter contre une tendance » et celle portée pour « soutenir une tendance » bénéfique à soi et aux autres,
  • La sortie des débats, du politiquement correct et de la langue de bois pour plus d’authenticité et de connexion à son soi authentique,
  • La création d’espaces et de contenants sécurisés qui encouragent et permettent l’expression de ses talents singuliers et ses façons de penser,
  • Le développement du courage managérial bienveillant.

    Certains coachs modifient leurs postures car les mutations actuelles l’imposent. Ils ne peuvent se contenter d’une neutralité confortable. Nous n’avons pas le droit d’influencer nos clients, c’est à eux de cheminer, nous ne pouvons que les aider. S’ils apprennent à pêcher, ils sauront trouver seul du poisson.


    Question 3 :   Pensez-vous que les coachs en faisant prendre conscience de la dimension collective peuvent aider à des prises de conscience sur un rôle plus large des organisations ?

            Sondage : d’accord-moyennement d’accord-pas d’accord

 

Coach and team ou team and coach ?

Dans l'approche "coach and team" assistera-t-on, a un virage communautaire rendu nécessaire par les transformations accélérés ? Peut-il se produire un renversement des pondérations poussant vers le "team and coach" faisant du collectif le premier levier d’action de la transformation ou l’individu retrouve une place et un plaisir de vivre? Une décélération salutaire pour laisser souffler la planète et sortir de la logique du toujours plus ?  Pourquoi ne pas faire nôtre le concept philosophique Sud-Africain de l’Ubuntu, notamment utilisé par Nelson Mandela, qui veut que nous ne vivons heureux que si les autres le sont autour de soi ? Ubuntu peut se traduire par « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Desmond Tutu, auteur de l’ouvrage « Reconciliation: The Ubuntu Theology » applique cette notion à des personnes. Il dit « Quelqu’un d'Ubuntu est ouvert et disponible pour les autres » car il a conscience « d’appartenir à quelque chose de plus grand ». L’Ubuntu aujourd’hui ne peut se satisfaire d’un bien individuel quand les biens communs sont abimés et négligés.

Faire grandir la conscience de soi dans la vie

S’il apparaît présomptueux d’ouvrir à des questions sans lien direct avec la situation du coaché, en toute honnêteté intellectuelle, les coachs savent que leur neutralité est un leurre, leurs silences, leurs orientations, la forme même de leurs miroirs tendus sont des projections de leurs êtres. Leurs postures de coachs sont les reflets de ce qu’ils sont à l’intérieur d’eux-mêmes. Si bien dit par Victor Hugo « La forme c’est le fond qui remonte à la surface ». Les méthodes, les valeurs et la conscience des coachs inspirent leur maïeutique et l’orientation des échanges avec les coachés. Encore une fois il s’agit de les assumer et de comprendre les transferts et contre-transferts qui opèrent de façon invisibles. La supervision est plus que jamais nécessaire. La tension devient de plus en plus visible compte tenu de l’écart de valeur entre de nombreux coachs et une société menaçante et menacée. La solution est pour de nombreux coachs de refuser des missions, mais ce n’est pas si facile de se nourrir de son métier, d’agir de façon éthique, de réaliser ses valeurs.

Les coachs sont-ils au service de leur client ? La réponse est  oui, et leurs clients vivent sur une planète qui abrite tout le monde, coachs, coachés, entreprises et parties prenantes. Pour élargir le niveau de conscience de la relation dans une situation où l’environnement dans son ensemble menace chacun, la raison d’être du coaching ne doit-elle pas être d’aider la personne dans le développement de son pouvoir d’agir, puis d’accompagner progressivement à une vision plus large du système dans des proportions et à un rythme acceptable ? Ne faut-il pas remettre les communautés humaines au cœur, car elles sont plus à même de trouver des solutions en intelligence collective ? Il semble utile d’inventer de nouvelles postures et de faire évoluer les chartes guidant le coaching vers une vision prenant un plus grand soin de la nature et des hommes qui l’habitent. Il est important de renouveler des questions puissantes sur un cadre renouvelant l’écologie de l’être et du faire.

 

Question 4 :  En prenant toutes les précautions éthiques, avez-vous envie de peser par votre métier sur l’état de l’environnement ?

Sondage :  d’accord-moyennement d’accord-pas d’accord

Conclusion pratique

Au début est l’incarnation des coachs eux-mêmes. Ils incarnent, chacun à leur façon, un type de relations au monde avec les parties prenantes de l’entreprise actionnaire, personnel, clients et usagers, partenaires,  Nations, générations futures, nature etc. La vision d’un management intégré peut servir de modèle d’appui. Il s’agit de mettre l’accent  sur une vision systémique. La vision des coachs sur l’entreprise produit des effets y compris sur la nature qui participe du système d’intervention du coach. Si le coach incarne cela, il va influencer le contrat. Élargir sa vision du contrat passe par une intégration intrinsèque de tous les enjeux. Il doit vivre et ressentir la nature sans forcément en parler. Les coachs peuvent élargir leur vision de la performance managériale en faisant leur cette définition : « L’efficacité du management c’est faire obtenir par d’autres que soi les meilleurs résultats possibles au moindre cout économique, sociaux et de stress pour l’environnement »

C’est tellement évident pour les coachs que cela devient évident pour les clients aussi. C’est la programmation mentale des coachs qui influe sur la programmation mentale des coachés. Le monde du coaching est parfois centré sur les relations, l’intériorisation psychologique des coachés. Il est essentiel que les coachs dépassent la visée de développement personnel pour s’intéresser vraiment à ses effets les plus larges. C’est le devoir des coachs d’interroger leurs relations aux parties prenantes. Le contrat tripartite induit que c’est l’entreprise qui paye. Le contrat tripartite est devenu normatif. Les coachs se déclarent compétents et font référence à des valeurs. Lors de la proposition commerciale, les coachs peuvent intégrer la dimension collective et la dimension environnementale. Par exemple un coaching systémique rend explicite les effets sur l’individu, l’équipe, l’organisation, les parties prenantes et la nature. La banalité de la question sur la nature doit être une évidence, sans mettre trop d’emphase pour ne pas rebuter les entreprises. La question fait partie de la check-list ce n’est pas un acte de militance. Le coaching procède d’effets larges c’est sa nature.

Au niveau des techniques, il s’agit de commencer par la vérification écologique, ou vérification systémique, du cadre d’objectif.

Que voulez-vous ? A quoi verrez-vous que vous avez réussi ? Quelles sont les  ressources ? Avec quelles  faiblesses faudra-t-il agir ? Si vous aviez tous les pouvoirs que feriez-vous ? C’est pour quoi faire ? Quelles sont les conséquences de la réussite de ce que vous voulez sur vous, votre équipe, votre organisation, votre environnement proche ou moins proche ?  Qu’attendez-vous que je fasse pour échouer ? C’est le même ensemble de questions qui est utilisé, la même technicité, la différence se produit dans un questionnement qui s’élargit, sans apporter de réponses qui appartiennent au coaché. Le coach peut questionner s’il y a des angles morts, c’est sa mission. Il doit faire attention du juste moment où il questionne sur les effets, de façon à accompagner une montée en conscience sans ajouter une pression indue.

Les coachs portent en eux que toute intervention en entreprise produit des effets et que la  question des effets sur  l’environnement est banale. En tant que maïeuticiens les coachs intègrent la nature, ils sont porteurs des questions du tiers exclu.

 

Question 5 :   Pensez-vous qu'un coaching qui intègre pleinement les questions de l’environnement favorise aussi des pratiques, un marché nouveau ?

Sondage d’accord-moyennement d’accord-pas d’accord

En résumé les coachs qui poussent au plus loin une vision systémique incluant la nature peuvent :

  • Incarner la profondeur de leur intervention dans leur posture systémique et le notifier dans leurs  plaquettes et contrats,
  • Poser dans le contrat tripartite tous les niveaux d’intervention,
  • Dans la première séance, interroger les effets indésirables, notamment sur la nature.

Se saisir de la question pour les coachs dépasse la seule préoccupation de développement personnel, il s’agit d’intégrer des résultats économiques, sociaux, et aussi environnements.

Des coach-citoyens ne sont pas imperméables à ce qui passe dans le monde. Penser aux générations futures, aux exclus et à la nature participera d’un questionnement de prise en compte de tout le système. C’est la conscience du coaching que de progresser dans l’échelle de sens et de la partager.

La limite est que l’on ne peut imposer un système de valeur, sinon c’est le greffer et c’est le risque de rejet. Les coachs prennent les personnes là où elles en sont. Ils font  un diagnostic du niveau de conscience des coachés du fait qu’ils sont eux-mêmes des éléments du monde et que le problème qu’ils expriment renvoie aussi au monde. Si des personnes ne sont pas conscientes de cela, inutile d’être dogmatique, mais si les coachs sentent la capacité d’un jardin fertile, alors il faut éveiller la curiosité de l’exploration. La condition c’est d’avoir en face de soi une conscience apte à recevoir ce questionnement. Inviter à regarder, ouvrir des portes. Proposer des tâches coachériales inédites.

 

 

Coachs consultés pour critiquer ce texte:

  • Un remerciement à chacun d'entre eux pour le temps consacré
  • Anne Pallatin – coach
  • Cécile Joly – directrice Innovation Publique – Facilitatrice Intelligence collective - Coach
  • Christine Marsan – auteur – facilitatrice
  • Corinne Marquis – coach (Thérapie sociale)
  • Dominique Mousset – coach - formateur de coach - superviseur
  • Evrard Beauroy-Eustache – coach Ingénierie en coaching – supervision
  • Jean Louis Muller  - consultant Senior à la CEGOS – expert en management
  • Jean Pierre Bekkier – coach
  • Pascale Chellin-Allanic – coach – directrice territoriale
  • Patrick Claudez – coach et auteur
  • Philippe Oursin – dirigeant public - coach
  • Sylvie Bouchet – coach et superviseur
  • Arlette Pujar – Coach – pratiquante de taïchi
  • Robert Stahl – Coach - superviseur

 


 

[1] entre 1970 et 2012, la population de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens s'était effondrée de 58% en seulement 42 ans.

[2] https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/sixieme-extinction-de-masse-l-194984

[3] Mélange d’ordre et de chaos qui se compose au fur et à mesure que les organisations s’adaptent

 

 

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