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Publié par CRISTOL DENIS

1) Quels sont les principaux besoin d'accompagnement des organisations ?
Le besoin principal est le passage au "monde du co" faire et apprendre ensemble (codéveloppement professionnel, soutien aux communautés, codesign, coopétition). Avec la difficulté d'atteindre ce monde du co dans un monde chaordique qui est un mélange d'ordre et de chaos. Créer des collectifs de travail soudés est difficile quand le cadre est flou. Le chaordisme est la rencontre des structures et de créativité. Une façon de créer des collectifs passe par un travail de codesign et l'apparition de la maîtrise d'usage des individus qui ont envie de participer du récit et pas seulement d'être raconté par un maître du jeu. En quelque sorte c'est la fin du grand récit (la fin de la modernité décrite par Lyotard) et l'ouverture à des pratiques narratives inclusives. Une multitude de récits qui demandent à être entendus et reconnus.
Actuellement ce qui prédomine c'est une demande de transformation du type bottom up en mode top down. Ou dit autrement on procède par injonction paradoxale "soyez libre", "fonctionnez de façon participative", "développez de l'intelligence collective". Cela fonctionne mal.
Une des réponses possible c'est l'accompagnement de communautés retributrices ou les leaders sont récompensés sur la base de leur performance et de leurs talents (mais on oublie les équipes) à des communautés restauratrices qui se projettent vers l'avenir et associe chacun et aussi les territoires.
Le principal besoin d'accompagnement c'est le développement de collectif, d'équipe, d'organisation voire de territoires capacitant. La capacitation c'est l'identification des facteurs de conversion qui font que l'individu peut vraiment utiliser les ressources disponibles. Les capabilités et la capacitation sont des concepts issus de la pensée d'Amartya Sen. Il constate que les droits de l'homme quand ils restent théoriques sont stigmatisants. Ce qui est important pour lui c'est la concrétisation du droit. L'accompagnement nécessaire c'est celui de l'opérationnalisation des ressources.

2) Quelles sont les transformations à opérer actuellement ?
On assiste probablement à un allongement de la colonne vertébrale du sens ou tout du moins à une prise en compte du souci du climat et des générations futures plus prononcé au delà de la seule réussite professionnelle ou personnelle. Comment intégrer ces questions dans le modèle économique du coach ? Son contrat de coaching ? Dans sa façon de questionner ? Probablement en se centrant sur les dynamiques d'apprentissage qui fédèrent et donnent sens aux transformations à l'oeuvre.
Pour moi la question du savoir dans un monde digital c'est le mariage des savoirs-stocks (les bases de données et l'intelligence augmentée grace aux IA) et les savoir-flux qui surgissent des interactions humaines dans les réseaux.
Construire des collectifs autour de savoir en train de se faire participe à la montée en sens vers des questions authentiques, celles qui nous prennent au corps et portent des motivations fortes. S'engager de façon collaborative dans l'action et se centrer sur la finalité à atteindre produit des projets et de la motivation. Dans certains cas ce qui se produit c'est une expérience irréversible de collaboration.

3) De quelles compétences les coachs auront besoin demain?
Les compétences de facilitation deviennent prégnantes. De quoi s'agit-il ?ou se situe ces compétences ?
Petit rappel.
L'Animateur guide le groupe dans un contrat pédagogique, il vise l'atteinte d'objectifs pédagogiques et l'appropriation de contenus.
Le coach dispose d'une puissance maieutique associée à une vision systémique, il est capable de modélisation, et aussi d'insights.
Le facilitateur assure la promotion de l'intelligence collective, son role consiste à rendre facile, réussir à faire vivre une expérience de flux, aider les collectifs à créer leur mode d'action leur méthodes de résolution de problème, leur vision leur leadership partagé.
Enfin, il y a la posture d'hôte. Une association comme Art of Hosting développe l'idée de danser avec la complexité, d'aider des collectifs avec des parties prenantes très différentes à s'autosaisir de questions authentiques, à s'apprendre mutuellement la façon de résoudre le vivre produire et apprendre ensemble.
Ma vision du coaching pour les 30 ans de Transformance
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P
Très intéressant, merci Denis!
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