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Publié par CRISTOL DENIS

Une thèse pour nous éclairer sur le sens de l'innovation

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B
L’article est fort intéressant. On peut faire toute fois une remarque en ce qui concerne l’idéologie de l’apprentissage qui sous tend ces approches « modernes »<br /> Le concept d’auto apprentissage ne décrit pas réellement la situation d’apprentissage. On peut parler de formation autodirigée puisque l’apprenant ne part pas de rien mais va puiser dans des ressources les connaissances dont il a besoin. On peut penser qu’il reste maitre de la gestion de son processus d’apprentissage, mais en réalité l’apprentissage est très contraint par le fait que le codage est un système à contrainte forte. Comme dit l’auteur « Cette absence (de médiation) ne compromet pas l'efficacité de l'apprentissage étant donné le contenu de l'enseignement, le codage, que la machine accepte ou refuse sans ambiguïté ». Ou ça marche ou ça ne marche pas. <br /> C’est un peu la même illusion qu’on peut avoir dans des jeux comme les mots croisés ou le sudoku : il faut faire un effort mais il n’y a qu’une solution. Contrairement aux échecs ou il y a une infinité de solution. Et je ne pense pas qu’on puisse développer rapidement une expertise aux échecs sans médiation par un « auto-apprentissage ».<br /> Plus que d’auto apprentissage on pourrait parler d’inter-apprentissage. C’est par les interactions avec des humains ou des ressources que le processus d’apprentissage est rendu possible.<br /> D’autre part l’expérience me montre que l’évaluation entre pairs a une réelle limite.<br /> Les stagiaires revendiquent souvent après un moment de recherche la présence d’un sachant pour « boucler l’apprentissage ».<br /> S’il est possible que chacun produise une partie du savoir et trouve dans l’échange avec les pairs d’autres réponses d’autres connaissances, il s’avère nécessaire qu’à un moment un sachant puisse par sa capacité de mise à distance conceptualisante, organiser le savoir en un modèle théorique opérationnel.<br /> Par exemple : On peut mettre un groupe à réinventer le triangle de Pascal, il arrivera un moment ou les apprenants auront besoin d’une personne expérimentée pour rassembler les connaissances individuelles construites intuitivement et pour les réorganiser autour d’un modèle et des concepts outils.<br /> Et puis comme à chaque fois qu’on réinvente la formation autodirigée, se pose la question de l’économie. Doit on s’attendre à ce que chacun réinvente tout le savoir du monde ?<br /> La question n’est pas de choisir entre modernité et tradition. Ce serait comme demander s’il faut choisir entre l’eau et la poudre pour faire un bon café. La question est la configuration, le dosage des différents ingrédients de l’action pédagogique dans laquelle on met l’apprenant en fonction du projet d’apprentissage.
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