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Publié par CRISTOL DENIS

L'auteur est professeur de pensée politique. Il pose le constat suivant. Le monde va de travers. Les gens obéissant cautionnent par docilité un système inique (pollution de la planète, déséquilibrés dans le partage des richesses, acceptation de dictature et de dictature etc). L'auteur dénonce l'aliénation de la soumission qui produit le paradoxe suivant : "quand j'agis je reste passif" mu par la volonté d'un autre que soi-même, l'action est faussement engagée. C'est l'esclave qui ne s'appartient pas. Il est donc urgent de désobéir. C'est même une affirmation d'humanité que de sortir du conformisme de la soumission aux autorités ou du respect des allant de soi. Tout l'ouvrage explore la façon dont nous avons accepté l'inacceptable et les conditions du renversement des monstruosités. Pour quoi s'agit-il de passer de la soumission à la rébellion ? Comment se départir de la surobeissance? Comment évoluer d'une posture de subordination au droit de résistance ? Quelles sont les conséquences de glisser du conformisme à la transgression ? L'auteur expose que désobéir n'est pas renoncer mais travailler sur soi pour même dans les situations les plus contraintes obéir de mauvaises grâces, d'obéir le plus mal possible, de façon revêche, sans aucun zèle ou envie de bien faire. Il est encore possible de désobéir pour obéir à une loi supérieure. Ou encore comme le cas de dirigeants nazis le laissent penser de surobéir techniquement  pour ne pas endosser la responsabilité morale  ďactes monstrueux. L'auteur discute aussi du consentement à la loi et des dérives que celui-ci peut provoquer quand la distribution des pouvoirs figée dans un mythe fondateur obere toute contestation. La désobéissance active est une voie qui dépasse l'insubordination individuelle, comme par exemple l'objection de conscience qui s'accommode du système mais ne le renverse pas.  La dissidence civique est aussi explorée de même que l'obligation éthique ou la responsabilité sans limite. Ces derniers développements nous éloignent d'une confortable lâcheté pour exiger un engagement bien plus fort. Pour l'auteur, c'est  l'oscillation entre obéir et désobéir qui reste le marqueur de notre liberté. 

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