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Publié par CRISTOL DENIS

La reconnaissance est un thème clé dans le domaine de la formation des adultes ici abordé par Claire Héber-Suffrin, initiatrice du réseau d’échange réciproque des savoirs RERS), sous l’angle « des reconnaissances ». En effet, il y a plusieurs formes de reconnaissance s’exprimant à l’occasion de prises de parole, de relations, qui produisent autant d’effets de réflexion, d’engagement, d’action et d’apprentissage. En ce sens la reconnaissance est transformatrice.

L’absence de reconnaissance est la méconnaissance, la condescendance, vire  le mépris qui peut être affiché ou masqué.

Selon la thèse de Claire Héber-Suffrin, étayée par des récits singuliers de parcours de vie, nous avons tous légitimité pour donner et recevoir de la reconnaissance dans les situations personnelles ou professionnelles, dans la vie privée ou dans la vie publique . Mais il est aussi un art délicat de reconnaître pour éviter de tomber dans la manipulation, et pour que l’autre en accepte le signal.

La reconnaissance est pensée dans l’ouvrage comme outil d’accompagnement, voire de compagnonnage, une façon de se relier dans un chemin mené à deux : offreur et récepteur de signaux de reconnaissance.

Si cet art progressait, il serait pour Claire Héber-Suffrin un moyen de conforter la place de chacun dans une démocratie par trop morcelée. La reconnaissance est ici érigée en exigence éthique et politique.

Une très belle réflexion aux conséquences pratiques qui nous conduit à sortir de certains lieux communs sur la « communication authentique », « la confiance », le « besoin de pédagogie » pour convaincre les autres. La proposition formulée nous conduit à une humanisation réciproque des individus et une meilleure qualité d’être ensemble.

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