Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par CRISTOL DENIS

source Pixabay

source Pixabay

Il était une femme qui pleurait tout le temps. Il ne se passait pas un jour sans qu’elle se mît à pleurer à plusieurs reprises. Elle vivait seule, ses deux filles étant mariées. La première avait épousé un vendeur de parapluies et la seconde un vendeur de nouilles. Les jours ensoleillés, la femme se lamentait : « Hélas ! Il fait si beau ! Avec ce soleil, qui va acheter des parapluies ? Et que se passera-t-il quand le magasin sera fermé  ?  » Quand il pleuvait, elle se lamentait pour sa cadette. « Hélas ! Avec cette pluie, sans soleil, comment vont-ils faire sécher les nouilles ? Il n’y aura rien à vendre. Que ferons-nous alors ? » Ses pensées toujours l’attristaient. Elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer. Ainsi la vieille femme vivait chaque jour le désarroi. Qu’il y ait pluie ou soleil, elle trouvait toujours une raison de se plaindre. Ses voisins ne savaient que faire avec elle, et en guise de plaisanterie avaient fini par la nommer « la pleureuse ». Un moine vivait non loin de là. Il se demandait pourquoi cette femme pleurait tout le temps et lui posa un jour la question. Entendant ses explications, le moine lui répondit gentiment : « Madame, vous n’avez pas besoin de vous inquiéter ainsi. Si vous le voulez, je vous montrerai comment être heureuse, et vous n’aurez plus besoin de vous lamenter. » La pleureuse fut ravie de cette proposition. Elle demanda au moine de lui montrer immédiatement ce qu’il fallait faire. Il répondit : « C’est très simple. Vous avez juste besoin de changer votre perspective. Les jours ensoleillés, ne pensez plus à votre fille aînée qui ne peut pas vendre de parapluies, mais à votre cadette qui pourra faire sécher ses nouilles et les vendre. Les jours de pluie, pensez au magasin de parapluies de votre aînée, qui fera de bonnes affaires. » Le visage de la vieille femme s’illumina. Elle s’empressa de suivre les conseils du moine et on ne la vit plus pleurer. On ne la reconnaissait plus. Depuis ce moment, elle fut connue comme « la femme sourire ».

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article