L'homme posséderait une capacité auto-réalisatrice. Son imagination, qu'elle soit rêve ou cauchemar précède la réalisation de ses fantasmes. Ce qui est pensé un jour finit par advenir. Parfois par d'autres hommes, à d'autres époques dans d'autres lieux. Il faut du temps pour que l'idée chemine et trouve son chemin. Ne peut t-on pas dire que Jules Vernes l'un des premiers auteurs de science fiction les plus prolifiques a précédé avec 20 000 lieux sous les mers Le Commandant Cousteau? Il a ouvert la voie à de nombreux auteurs qui ont projeté leurs fantasmes sur la toile du futur. Ils nous donnent une vision de la façon d'apprendre demain. Les cinéastes ont pris leurs pinceaux pour visualiser les scènes qui nous attendent. Dans planète interdite, le savoir reste encore un fruit défendu. Une civilisation disparue garde ses mystères. Le savoir nous renvoie encore au passé. Dans 2001 l'odyssée de l'espace, l'interaction entre un homme mécanique et un ordinateur presque humain tourne à l'avantage de l'homme qui apprend à se méfier de sa création informatique et finit part la débrancher. Dans Star War, George Lucas distille une forme de leçon philosophique et religieuse dans la lutte entre le bien et le mal. Les mentors doués de pouvoirs psychiques influencent leurs adeptes et plus largement l'univers qui les affectent tous. Maître Yoda et le jeune Luke Skywalker persistent dans une forme de préceptorat. Avec Luc Besson, l'héroine du 5éme élément, Mila Jovovitch apprend simplement en visionnant des images qui défilent à toute allure devant ses yeux. Celles-ci semblent directement s'imprégner sur sa rétine. Le transfert est complet et immédiat. Plus fort; Il suffit au héros de Matrix de télécharger un programme de kungfu ou de pilotage d''hélicoptère pour maîtriser un savoir-faire complexe. Dans le film Avatar, le héros paralysé occupe psychiquement le corps géant d'un habitant de Pandora. Il expérimente de nouvelles sensations. Cette expérience sensorielle finit par transformer son esprit à l'inverse du dualisme de la tradition occidentale où l'esprit contrôle le corps. Dans le roman de K Dick mis à l'écran avec Arnold Schartzeneger dans Total Recall, ce sont des souvenirs qui sont implantés. La vie semble pouvoir se rejouer. De nouvelles expériences sont accessibles. Toujours dans l'idée de changer le cour d'un expérience, le film Terminator envoie hommes et robots à travers le temps. Les paradoxes temporels s'entourent en boucle. Les issues de l'expérience de la vie sont maléables et interreliées avec celles de tous les personnages. Les décisions de chacun ont une influence sur tous les autres. Le paradoxe temporel comme l'expérience est partagée par une multitude de personnage. D'autres films comme black hole, une famille dans l'espace ou star treak valorisent un moteur humain essentiel de l'apprentissage : la curiosité, le voyage, la découverte, l'exploration. Enfin un film comme minority report nous plonge dans l'expérience sociale, où l'argent sous forme de crédit-temps prend une nouvelle valeur. Pour conclure je citerai volontier ET l'extra terrestre qui nous rappelle le moteur de l'étrangeté et de l'altérité. En conclusion de ce rapide aperçu la science fiction regarde avant tout les relations de l'homme au temps et à l'espace comme les deux variables majeures. L'exploration et la combinaison de ces paramètres influencera surement sur nos futures façons d'apprendre.