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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

6846207814_40de7589c2.jpgPlusieurs chercheurs anglo-saxons utilisent l’expression « personal learning environnement » depuis les premiers travaux sur l’intelligence artificielle (Goldstein 1976) et plus récemment celle de « Personal Learning Network » (Siemens, 2005) pour désigner le réseau de personnes, sources d’informations, lieux qui facilite l’apprentissage. La déclinaison de « professional learning network » se focalise sur les réseaux professionnels (Ivanova, 2009). Le glissement du terme environnement à celui de réseau est imputable  à l’irruption d’internet et de sa capacité de relier. Avec les technologies mobiles, il est d’ailleurs de plus en plus fréquent de voir s’articuler le personnel et le professionnel. Le « personal learning network » s’assimile à une extension technologique des réseaux relationnels antérieurs à l’informatique connectée. Le rôle des réseaux relationnels pour apprendre a été étudié dans le cas des autodidactes avec  les cartes relationnelles qu’a pu analyser Pineau (1983), ou les épisodes de sociabilités autodidactiques relevés  plus récemment par Cyrot (2009). La part du réseau informatique sans être exclusive apparait déterminante dans la nouvelle perspective d’apprentissage en réseau.  L’expression anglaise  a été traduite en français par « réseau personnel d’apprentissage ».  Si le réseau d’un individu intègre souvent de façon informelle un ensemble de personnes, collègues de travail, voisin, membre de sa famille dont la rencontre permet d’apprendre, il peut désormais aussi comprendre  l’organisation d’une veille, l’agrégation d’un flux de données,  le classement de ses signets, ou encore  la sélection de ses relations au sein de réseau sociaux en ligne. Un tel réseau  personnel d’apprentissage s’appuie sur des activités identifiées par Ivanova (2009) avec le soutien des applications proposées par le web 2.0:

-          Rechercher, rassembler, agréger

-          Communiquer, connecter, améliorer la productivité du travail d’apprentissage

-          Personnaliser

-          Créer et partager

Pour Ivanova, dans l’analyse de groupes d’étudiants invités à construire de tels réseaux il y aurait progressivement passage d’activités centrées sur l’information et son traitement à des activités centrées sur des sujets de connaissance. Cela se traduirait d’abord par un temps de choix technologique d’arrangement d’un espace d’apprentissage et ensuite par  un temps de définition de ses objectifs d’apprentissage, de réalisation d’activité, d’évaluation, de communication et de partage.

Pour Ivanova le modèle de Rogers (2003)[1] de développement progressif de ses compétences dans un environnement innovant serait vérifié. Des compétences se développeraient progressivement en partant d’une prise de conscience des opportunités et des relations, puis de l’intérêt de s’engager dans des échanges informels en se connectant tout en élaborant des objectif d’apprentissage, enfin en s’engageant et en contribuant au réseau puis pour finir en étant connecté et proactif. Si le modèle d’engagement décrit par Ivanova est séduisant, il convient de limiter les portées de l’observation réalisée au contexte de groupes d’étudiants en formation initiale.



[1] Rogers E.M., (2003), Diffusion of innovations (5th edition). New York : Free Press. 

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