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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

 

la-raison-du-plus-faible.gifJean Marie Pelt est professeur en biologie végétale. Il nous enseigne avec constance les miracles de la nature. Il entreprend après nous avoir parlé de "La loi de la jungle" et de "La solidarité chez les plantes, les animaux et les humains" d'évoquer : "La raison du plus faible" ; celle du petit, du minuscule, de celui que l'on ignore ou que l'on méprise.

 

Le titre de son ouvrage sonne comme une fable morale. Pelt pourrait être l'héritier des fables d'Esope ou de La Fontaine. Mais à cette différence prés qu'il tire ses conclusions d'observations scientifiques et pas seulement de son imagination littéraire.

 

Dans "La raison du plus faible", Pelt s'attaque une fois de plus à l'idée d'un ordre bien agencé du monde du vivant qui verrait certains individus dominer définitivement tous les autres. En fait il montre que la variété des circonstances peut faire du faible un fort et réciproquement. Il va tirer des exemples tant dans le monde animal que dans le végétal pour asseoir sa démonstration.

 

Ce faisant au fur et à mesure des exemples, il pointe une sorte de non-dit qui fait qu'assez systématiquement les observateurs s'intéressent plus aux phénomènes de sélection et de compétition qu'aux phénomènes de symbiose, de collaboration,de partage de nourriture, d'habitat ou d'environnement. Les mécanismes d'adaptation au milieu et de protection mutuelle sont fascinants, de même que le rôle du climat sur la régulation des espéces partageant le même écosystème.

 

En fait l'auteur a le génie de nous faire découvrir des formes d'interdépendances innatendues, des liens subtils qui se tissent entre des formes de vie apparemment éloignées. Il nous raconte leur destin parfois tragique à l'occasion d'une transformation brutale de leur habitat. Il nous donne à voir comment le maillage des plantes, plus de 220 000 espèces d'herbes et pas moins de 50 000 types d'arbres sont unis de proche en proche. 

 

L'auteur aménage cette loi de la nature "mangez vous les uns les autres" en montrant comment celui qui est prédateur un jour, peut se trouver lui même en situation de proie. Parfois, les excés du prédateur finissent pas se retourner contre lui. Parfois "la course aux armements", cornes ou carapaces finit par jouer des tours à son porteur.

 

A un moment où nous écrivons et commentons beaucoup la destruction de la nature et ne changeons en rien nos comportements, nous pourrions être sujet de cet orgueil du chêne qui finit par l'emporter.

 

"L'union fait la force", "le tout est plus que la somme des parties"  restent des leçons que l'auteur nous remémore en s'appuyant sur une multiplicté d'exemples que nous aurions bien intérêt de méditer.

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