On assiste à l’affirmation d’un pouvoir participatif associé au web 2.0 au micro-blogging et à une prise de parole renforcée. Des modalités de coopération inédites (coopération à faible liens plutôt que de liens forts), avec de forts contributeurs, des contributeurs ponctuels et des faibles contributeurs se mettent en place au gré des intérêts des participants. Logique de peer-to-peer, projets collectifs sous forme de wiki ou application 2.0, projet auto-régulé en ligne du type wikipédia, commentaires de consommateurs, de lecteurs, de profanes d’usagers sur tous les sujets au même titre que des experts qui ne sont plus légitimes par la seule production de leur titres et diplômes.
Il en découle une liberté de parole revendiquée à côté des médias ou canaux officiels y compris dans les entreprises. Une circulation accélérée d’informations, des coordinations de masse, un journalisme militant et citoyen, des prises de paroles collectives (rôle de twitter dans les révolutions arabes), une forme de contre pouvoir qui vient compléter plus que concurrencer les pouvoirs et monopoles en place.
Une culture ascendante plutôt que descendante s’organise. Peut-être les prémisses d’une démocratie d’opinion plutôt que de représentation.