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Publié par CRISTOL DENIS

 

 

 

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En Français il y a un seul mot qui caractérise l'activité du maître et de l'élève : APPRENDRE.

 

En anglais

- le learning caractérise l'action de celui qui apprend que nous nous pourions appeler "apprenant ", mais le mot paraît technique et semble rendre passive la personne.

- le teaching caractérise l'action de celui qui enseigne que nous pourions appeler "appreneur". Mais la terminaison en "eur" confére une solennité un rôle voire même porte un jugement de valeur. Comme si l'on parlait d'un donneur de leçons.

 

La  distinction du learning et du teaching sépare le maître et l'élève.

 

C'est un avantage car cela permet de mieux cerner les motivations et activités propres à chacun. Mais c'est aussi un inconvénient car la séparation  laisse penser que chacun fait des choses différentes. Alors qu'on sait bien qu'un maître qui enseigne est en même temps en train d'apprendre son métier de maître et qu'un éléve  apprend mieux quand il enseigne ce qu'il sait. La vertu d'apprendre à la Française n'est somme toute pas si inutile.

 

Un courant de pensée  valorise le learning. Le mot s'invite aussi dans l'électronique. Le mot e-learning est consacré, même si la réalité de ce qu'il désigne est floue.

 

En poursuivant nos distinctions et dans une même logique nous devrions distinguer le e-learning du e-teaching.

 

Le e-learning serait une façon d'être autonome de guider ses propres apprentissages, de s'autodiriger et de s'affranchir d'un maître, pour accéder (enfin) au libre plaisir d'apprendre.

 

Le e-teaching serait une façon de faire glisser la leçon de la salle vers la salle virutelle. Le livre, le tableau et la salle de cours seraient remplacés par des fichiers électroniques, des plates formes et des shat-room. Le e-teaching ne serait qu'un "copier-coller" du réel vers le virtuel.

 

Il n'est pas sûr que de tels raisonnements permettent de saisir un mouvement plus profond de transformation des rapports aux savoirs.Car dans la seule dialectique du maître et de l'éléve, le savoir est comme un ballon pris entre deux feux. A force de devenir  disponible sur internet  le savoir finit par occuper un espace entre le maître et l'éléve. Il est partout, il est moins saisissable et stockable, on parle de social-learning. Il s'agit de réinventer des liens. Il faudrait pour relier le maître et l'éléve  inventer un mot nouveau. Pourquoi pas celui d'apprendre?

 

 

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