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Publié par CRISTOL DENIS

 

Le récit de ce manager autodidacte à la réussite professionnelle fulgurante (élu conseiller municipal jeune à 16 ans, entrepreneur à 23 ans, manager commercial d’un réseau de plus de 600 vendeurs à 36 ans), est marqué par une forme d’engagement dans la vie, et dans la cité. Une philosophie se construit avec en arrière plan l’image du self-made-man. « la formation initiale de mon côté il n’y  en a pas eue, la formation continue non plus, donc je me suis fabriqué en tant que manager essentiellement sur le terrain ».  La conclusion logique que tire le narrateur de son expérience est que le management ne s’apprend pas et que c’est une affaire génétique. « il y a dans le manager des qualités qui sont inhérentes je dirai, qui sont inscrites dans les gènes de la personne, c’est par exemple le cas du leadership, le cas d’une forme de charisme ». Cette croyance n’empêche pas le manager autodidacte à réaliser de nombreux actes d’apprentissage en rendant apprenantes toutes les situations humaines. Celles-ci sont ainsi décrites comme des sources d’apprentissage « les self-made-men des gens qui se sont fait tout seul… je pense qu’ils ont tous un point commun c’est une vraie capacité d’observation  et d’écoute parce que c’est la seule manière qu’on a d’apprendre. Donc on observe la gestuelle, la façon d’être les jeux, on exprime la communication verbale et non verbale … vous avez un sens de l’observation et de l’écoute qui est assez développé aussi on est vraiment en écoute active on est des éponges. On s’imbibe vraiment des gens qu’on rencontre. » Le récit enroule deux thèmes, à la façon de deux brins d’ADN ; une méditation sur soi tout d’abord, puis  une leçon philosophique sur l’homme, ses vertus et ses faiblesses qu’il s’agit de faire partager d’autre part. Cette pensée, cette méditation à voix haute, cette leçon de vie résonnent comme une théorisation d’un savoir intuitif et émotionnel sur le registre  d’un projet personnel voir d’un projet politique. Un leitmotiv est omniprésent, fibre commerciale du narrateur oblige, toujours il s’agit de convaincre, et la plus grande force de conviction réside dans l’échos entre ce que je suis, ce que je vis et ce que je dis. Cette forme de cohérence intérieure faisant pour le narrateur toute la différence entre être un manager et s’efforcer à l’être ou à le devenir.

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