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Publié par CRISTOL DENIS

Le livre est devenu un média banalisé. Il s’en édite 40 000 par an en France. Les livres papier de littérature grise (professionnel), se vendent entre 500 et 1500 exemplaires. Au-delà ils commencent à être remarqués.

Il existe quelques exceptions notables. Les livres critiques de type « Bonjour Paresse » (200 000 exemplaires) ou l’ouvrage sur le Harcèlement Moral d’Hirigoyen qui ont été largement diffusés.

En fait le livre fait partie du système des idées. Ils entrent dans la compétition du « marché de l’attention ». Il n’est plus seulement un objet en soi. Chacun entre en contact avec les idées par des bribes et non par la seule pensée d’un auteur mais de plus en plus fréquemment par un morceau sur internet (Premier lieu d’achat des livres).

Ce que montre aussi Douhei (http://lesclesdedemain.lemonde.fr/organisations/pour-un-humanisme-numerique_a-12-682.html) chercheur expert en culture numérique c’est qu’actuellement une mutation anthropologique s’opère qui transforme via le numérique nos rapports au monde. Nous sommes en train d’interpréter les objets d’hier avec les moyens d’aujourd’hui. Par exemple on prend une conférence on la filme on la met sur internet et on imagine avoir innové. C’est faux. De même pour le e-book. Le format page et toute l’organisation mentale et spatiale lié aux contraintes du papier n’ont pas de sens sur internet. De même que le fait d’avoir un seul auteur ou des temps de réaction lents des lecteurs. C’est toute l’écologie de la lecture/écriture qui mute, très précisément aujourd’hui. C'est la thèse de l'ouvrage de Raffaele Simone. Nous pouvons être innovants en créant une communauté d’auteurs-lecteurs-apprenants-contributeurs.

La problématique selon moi est d’inventer l’auteur et le lecteur et de créer leur rencontre. Si je pars de mes pratiques

En tant qu’auteur j’ai expérimenté plusieurs configurations et projets avec des intentions différentes à chaque fois :

- Auteur : partager des idées et être rétribué pour cela

- Directeur d’ouvrage : faire émerger un sens collectif

- Auteur de blog : partager librement entrer en contact avec une communauté, créer du lien, entrer dans une logique don/contre-don

- Auteur d’un ouvrage collaboratif mode wiki : tester de nouvelles expériences et enrichir une vision

- Auteur de texte scientifique : vérifier la solidité d’idées créer une réputation

En tant que lecteur j’ai aussi de nombreuses pratiques d’apprentissages

- Lecteur pressé, occasionnel : je dois aller vite à l’information je me contente de clé

- Veilleur : je surfe, je glane et je mets à disposition les textes essentiels

- Lecteur professionnel : réalisation de compte rendu de lecture, lecture attentive d’une sélection d’ouvrages très choisis (j’en lis 100 par an, je dois choisir les meilleurs, sinon je sens que le perd mon temps)

- Lecteur technique : recherche d’information technique ou juridique pour la réalisation du travail

- Lecteur de mail : gestion d’un flux d’information

- Lecteur de sites sociaux : être en contact avec une communauté

Vous avez surement aussi des pratiques d’auteurs et de lecteurs. Elles pourraient compléter ce début de liste. C’est de chacun qu’il faudrait partir pour inventer les nouveaux usages. En effet, j’ai le sentiment que les fonctions d’écriture et de lecture sont en train de muter, de se rapprocher et de se densifier dans l’acte d’apprendre à l’ère du numérique. Qu'en pensez vous?

Le bonus : sites de e-book gratuits :

http://www.scoop.it/t/livres-electroniques-ou-ebooks-gratuits

http://lelivrescolaire.fr/

Réinventons la lecture et l'écriture
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