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Publié par CRISTOL DENIS

A bien y réfléchir le leadership, l'essence du leadership est d'être démocratique. Il ne saurait y avoir d'autre chemin durable que de tendre vers ce type de leadership. Le leadership est en effet cette alliance entre l'un qui mène, prend des initiatives, guide montre un chemin et un groupe d'individus qui le laisse faire, lui confie son énergie, ses idées parfois son espérance. Cette façon de s'unir entre un leader et un groupe passe par un consentement libre et mutuel. Un accord se dessine sur ce qui les unit. Le leadership est tramé d'autorité consentie de la part des suiveurs et de ceux qui se placent en posture singulière parmi eux. Cette posture singulière du leader ne s'impose pas, elle se décante, elle se noue petit à petit à l'occasion d'une multiplicité d'interactions qui se jouent dans dans un collectif humain.Il n'y a pas de leaders sans suiveurs et l'inverse est vrai, il n'y a pas de suiveurs sans leaders. Il faut au leadership pour se produire des circonstances pour le révéler, pas de De Gaulle sans deuxième guerre mondiale, pas de Gandhi sans apartheid. Un leadership durable ne peut être que démocratique car les circonstances imposent des changements de cap et les suiveurs font valoir leurs arguments et leur volonté. Le leadership est un processus dialogique. Des signes s'échangent qui donnent un surplus de sens au monde en partage. La vision d'un homme seul conduit à la mort. C'est la fin du dictateur ou l'exécution du génie. Le processus dialogique se produit dans les instances collectives, assemblées, groupes, équipes, organisations. Il est encadré par des règles. Il s'y confronte ou s'y niche. Oublier d'écouter l'autre conduit à la fin du dialogue, à la rupture d'un maillage. Un leader demeure tel car il se met au devant, au service d'une cause partagée. Les autres voient en lui un élément de la solution pour faire avancer la cause commune. Par la parole, il peut calmer les angoisses, la réputation qui le précède, sa compétence technique, l'héritage d'une habitude sociale lui confère du crédit, une légitimité, une autorité pour agir. Le leader démocratique prend garde à ce que l'attention, le crédit qu'on lui porte n'étouffe pas l'échange. L'échange est son véritable levier d'action. Sans don, de son temps, de son énergie, de sa personne, il n'y a pas de contre don. Don et contre don sont le ciment de l'action commune car le leader en co-agissant trouve les ressorts et l'énergie de son action, la stimulation de sa vision. D'autres leaders le portent et lui adressent la confiance nécessaire aux grandes entreprises. Un leader démocratique ne va jamais seul. Il est au sein d'un collectif. Quand il pense qu'il est au dessus, il se perd et peine à être suivi. Le leader démocratique confronte son avis aux autres, non forcément pour s'y conformer strictement, mais pour intégrer plus de discernement et de nuance dans son jugement. Un homme brillant mais seul ne peut compter que sur lui, un leader démocratique peut compter sur les autres, leur enthousiasme, leur volonté propre. Le leadership démocratique s'impose pour des hommes libres, maîtres de leurs actes, capables d'évaluer ce qui est bon pour eux. Quand la visée est partagée, la force d'un tel leadership c'est que chacun sans instruction précise est capable d'agir pour le collectif car il n'a pas besoin d'être persuadé de la justesse du projet, ou des intentions des hommes qui l'incarne. Dans la complexité, les hommes doués de liberté peuvent tendre vers un but. L leader démocratique chérit la liberté et cherche en permanence à accroitre le pouvoir d'agir au profit du bien commun de ceux pour qui il œuvre. En soi le leadership démocratique joue sa propre perpétuation. En retours les suiveurs offrent la confiance et s'engagent ce qui forme les bases des entreprises sociales durables.

Le leadership démocratique
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