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Publié par CRISTOL DENIS

La logique du don a été popularisé par Marcel Mauss puis par Norbert Alter dans l’entreprise. Le sujet du donc est régulièrement exploré pour créer de la confiance et de la collaboration. Benjamin Pavageau est docteur en sciences de gestion, très impliqué dans l’executive education. Son ouvrage vient à point nommé quand le monde se résumé parfois à compter à courte vue. A force de produire des managers stériles en vision et projet pour le futur, les entreprises s’atrophient et démotivent leurs collaborateurs. L’énergie du leader est toute différente, elle part du développement de soi et de ses vertus. Si le manager crée et applique des règles et des procédures, le leader fonde sa mission. Et quand il fait cela sur la base du don, il consolide une identité éclairée, authentique et féconde pour de puissantes valeurs. S’engager pour un but commun est le propre des leaders véritables. Le don le service aux autres est au cœur de son engagement. A force d’engagement, le leader finit par incarner le but commun. Finalité éthique et utilité sociale sont au cœur de la quête. Si l’on est convaincu de l’importance du don, encore faut-il apprendre à ne pas s’épuiser et donner à tort et à travers. L’auteur propose 7 clés du leader donateurs :

  • Se ressourcer aux dons reçus
  • S’ouvrir à ses propres besoins
  • Donner en fonction du besoin réel d’autrui
  • Donner sans exiger un effet précis
  • Donner sur la durée pour le but commun
  • Se satisfaire du don bien fait
  • Donner sans rien exiger en échange

Il est peut-être plus facile de donner que de recevoir, car l’on maîtrise ce que l’on donne et plus difficilement ce que l’on reçoit. Quand le leader donne de sa personne, il donne du soutien dans l’activité, de l’expertise, de la convivialité, de la prise de risque pour autrui, du mentorat, du soutien en dehors du contrat de travail, de la reconnaissance. Pour l’auteur un collectif peut se transformer par la puissance du don cela passe par s’engager collectivement avec authenticité, reconnaître les ressources de la transformation, révéler l’identité et la mission de la communauté de travail, concevoir les buts communs et les confronter aux valeurs collectives, co-développer un écosystème favorable aux dons. Pour conclure, restons toujours attentif que la main de celui qui donne est toujours au-dessus de la main de celui qui reçoit, évitons que le don ne soit avalé comme une mode de gestion et de manipulation supplémentaire. Ce qui arrive parfois aux meilleurs idées.

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